A Genève, un compromis pourrait débloquer les négociations
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Troisième journée de pourparlers sur le nucléaire iranien
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Troisième journée de pourparlers sur le nucléaire iranien
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par Louis Charbonneau et Parisa Hafezi
GENEVE (Reuters) - L'Iran et les grandes puissances ont semble-t-il progressé vendredi à Genève sur la voie d'un accord intérimaire en vertu duquel Téhéran réduirait ses activités nucléaires controversées, les diplomates évoquant la possibilité de lever un obstacle majeur dans les négociations.
Un compromis a en effet été proposé, disent-ils, sur le problème du droit à l'enrichissement de l'uranium revendiqué par l'Iran, qui insiste pour qu'il soit reconnu par la communauté internationale. Ce compromis pourrait débloquer l'issue de cette séance de pourparlers qui a débuté mercredi.
La formulation de ce compromis à l'étude éviterait de reconnaître explicitement un droit à enrichir l'uranium. "Si vous évoquez le droit à un programme nucléaire pacifique, c'est ouvert à l'interprétation", a en revanche indiqué un diplomate.
Contrairement à Téhéran, les Etats-Unis et leurs alliés occidentaux estiment que le droit à l'enrichissement n'existe pas mais l'Iran en fait une question de souveraineté nationale.
La République islamique demande également un assouplissement des sanctions économiques qui la visent en échange de toute concession sur son programme nucléaire que les Occidentaux soupçonnent de contenir secrètement un volet militaire.
Le secrétaire d'Etat américain John Kerry a décidé de se rendre dès ce vendredi à Genève, en disant vouloir tenter de la sorte d'aplanir les différends restants et de rapprocher les négociateurs d'un accord.
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Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov est de son côté arrivé vendredi soir dans la ville suisse et comptait, selon sa porte-parole, participer aux discussions dans la soirée ainsi que samedi. Maria Zakharova n'exclut pas que le chef de la diplomatie russe prolonge même davantage son séjour.
TROIS, QUATRE POINTS DE DIVERGENCE
Les ministres des Affaires étrangères des six grandes puissances - les cinq membres permanents du Conseil de sécurité et l'Allemagne - avaient tous convergé vers Genève lors de la précédente séance de pourparlers du 7 au 9 novembre, laissant croire à une percée dans les discussions, mais la réunion s'était achevée sans accord.
Au coeur des discussions figure la suspension par l'Iran de ses activités nucléaires les plus sensibles, avant tout l'enrichissement de l'uranium à 20%, proche de la qualité militaire.
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, négociateur en chef pour l'Iran, a déclaré dans la journée que des "progrès considérables" avaient été accomplis.
"Dans certains cas, nous avons eu des résultats (...) mais nous avons toujours trois ou quatre points de divergence", a-t-il dit.
Le sort du réacteur à eau lourde d'Arak - qui pourrait à terme fabriquer du plutonium, autre combustible militaire - et le degré d'allègement des sanctions constituent d'autres sources de difficultés dans les négociations, disent les diplomates.
Zarif et Catherine Ashton, la porte-parole de la diplomatie européenne et coordinatrice du P5+1, se sont réunis une bonne partie de la journée pour trouver les moyens de réduire ces divergences. Une réunion qualifiée d'"utile" par le porte-parole d'Ashton.
Avec Justyna Pawlak et John Irish à Genève, Marcus George à Dubaï et Allyn Fischer-Ilan à Jérusalem, Jean-Loup Fiévet et Jean-Stéphane Brosse pour le service français
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