Intenses combats dans la banlieue est de Damas
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par Erika Solomon
BEYROUTH (Reuters) - Les intenses combats qui font rage depuis deux jours dans la banlieue est de Damas ont fait plus de 160 morts, a-t-on appris dimanche auprès de l'opposition.
Ils ont éclaté vendredi lorsque des insurgés ont attaqué plusieurs points de contrôle militaires autour de leurs positions dans la Ghouta orientale, assiégée depuis six mois par l'armée.
Selon des habitants et des membres d'organisation humanitaires internationales, les forces gouvernementales tentent d'affamer les rebelles comme les civils.
Le siège de la Ghouta orientale, qui a privé l'insurrection de ses approvisionnements en armes, a contribué au renversement du rapport de force en faveur de Bachar al Assad aux abords de la capitale. Il a par ailleurs attiré plusieurs centaines de combattants étrangers.
"C'est une bataille féroce entre les deux camps parce qu'il s'agit ici d'une lutte pour notre survie", a déclaré l'opposant Bara Abdelrahman, membre de l'Armée de l'islam.
Les rebelles ont gagné du terrain ces derniers jours dans la Ghouta orientale, ce qui leur a valu trois raids aériens, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) proche de l'opposition.
"D'INCROYABLES PERTES HUMAINES"
Des membres du Hezbollah libanais et de la brigade Abou Fadl al Abbas, qui rassemble des miliciens chiites de différentes nationalités, y prêtent main forte à l'armée, d'après les rebelles.
L'OSDH, dont le siège se trouve à Londres mais qui dispose d'un réseau d'informateurs sur place, fait état de 100 morts confirmées dans les rangs de l'insurrection et de 60 parmi les militaires, mais souligne le caractère provisoire de ce bilan.
"Cette bataille donne lieu à d'incroyables pertes humaines. Les combats s'étendent à toute la banlieue est", a déclaré Rami Abdelrahman, directeur de l'Observatoire.
Sur le front diplomatique, où se prépare la conférence de paix baptisée Genève II, l'opposition redoute que l'accord sur le programme nucléaire iranien conclu dimanche en Suisse ne se traduise par un allégement des pressions américaines sur Téhéran et le régime de Bachar al Assad.
Lakhdar Brahimi, émissaire de l'Onu pour la Syrie, s'est entretenu avec le chef de la diplomatie iranienne Mohammad Javad Zarif et avec son homologue russe Sergueï Lavrov à Genève, mais n'a pu rencontrer le secrétaire d'Etat américain John Kerry comme il l'espérait.
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Il doit voir lundi la sous-secrétaire d'Etat Wendy Sherman et les vices-ministres russes des Affaires étrangères Mikhaïl Bogdanov et Guennadi Gatilov.
Jean-Philippe Lefief pour le service français
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