L'UMP maintient sa demande d'une baisse d'impôts
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L'UMP maintient sa demande d'une baisse d'impôts
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PARIS (Reuters) - L'UMP a reproché lundi à Jean-Marc Ayrault de prendre la réforme de la fiscalité par le mauvais bout, au moment où le Premier ministre entame ses consultations avec les partenaires sociaux sur une remise à plat des impôts en France.
L'ancienne ministre du Budget Valérie Pécresse a ainsi estimé sur France Info qu'il était "absurde de discuter des recettes avant d'avoir parlé des dépenses".
"Si on n'est pas d'accord sur le niveau des finances publiques, sur ce qu'on veut financer avec cet argent, eh bien ça ne sert à rien de parler des impôts aujourd'hui", a-t-elle dit. "C'est une consultation sur la dépense qu'il faudrait faire, avant de parler des impôts."
Jean-Marc Ayrault a dit avoir pour objectif une simplification, une meilleure lisibilité et une plus grande équité de la fiscalité, à prélèvements obligatoires constants.
Mais pour Valérie Pécresse comme pour d'autres dirigeants de l'UMP, principal parti de l'opposition de droite, la remise à plat annoncée par Jean-Marc Ayrault est synonyme d'instabilité fiscale et risque de se traduire par des hausses d'impôts.
"Comme toutes les annonces improvisées, plutôt politiciennes, cette réforme est mal partie", a-t-elle dit. "Le vrai sujet c'est les réformes structurelles, comment on dépense moins d'argent en faisant fonctionner mieux l'administration."
L'ancien ministre des Finances François Baroin a pour sa part exprimé sur RTL l'opposition de l'UMP à une fusion de l'impôt sur le revenu (IR) et de la contribution sociale généralisée (CSG), un des sujets sur la table.
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"C'est un miroir aux alouettes (...) ça sera un piège terrible", a-t-il dit. Pour lui, l'annonce par le Premier ministre d'une réforme de la fiscalité a un "aspect tactique".
Un avis partagé par Nathalie Kosciusko-Morizet.
"Au moment où on votait une loi de finances dont tout le monde s'accorde à dire qu'elle ne règle rien et qu'elle alourdit encore la fiscalité, il a essayé de jouer un jeu médiatique et de trouver une voie de sortie", a déclaré la candidate de l'UMP à la mairie de Paris sur i<Télé.
"Ce qui est nécessaire, ce serait de réduire la dépense publique pour pouvoir baisser les impôts, ce qu'il faut c'est baisser les impôts", a ajouté l'ancienne ministre, qui a aussi dénoncé une "instabilité fiscale permanente".
Emmanuel Jarry, édité par Yves Clarisse
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