David Cameron critique le flou des indépendantistes écossais
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LONDRES (Reuters) - Le Premier ministre britannique a rejeté mercredi les affirmations du gouvernement écossais sur l'avenir d'une Ecosse indépendante, accusant les nationalistes d'esquiver les grandes questions politiques soulevées par ce dossier.
Prenant la parole au Parlement de Londres, David Cameron a dénoncé le document sur l'indépendance rendu public la veille par le Premier ministre écossais Alex Salmond, estimant que cette "feuille de route" ne donnait aucune réponse précise sur la future monnaie d'une Ecosse indépendante, pas plus que sur son rôle au sein de l'Union européenne et de l'Otan.
"On nous avait dit que nous aurions des réponses à toutes nos questions et pourtant nous ne savons toujours rien sur la monnaie, nous n'avons pas plus de réponse sur l'appartenance à l'UE, et pas de réponse convenable sur l'Otan", a-t-il dit. "Tout ce qui nous reste, ce sont des tas de questions sans réponses."
Sur la question monétaire, le porte-parole du Premier ministre britannique a déclaré mercredi qu'en cas d'indépendance écossaise, le maintien de la livre sterling en Ecosse serait "hautement improbable", contrairement à ce qu'affirme Alex Salmond.
Pour le Parti travailliste, le programme présenté mardi n'est qu'un "épais document rempli de fausses promesses". "En l'absence de toute précision sur les coûts financiers, ce n'est pas un programme en vue de l'indépendance mais plutôt une liste de voeux pieux", a dit Anas Sarwar, numéro deux du Parti travailliste écossais.
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Le Parti national écossais (SNP) de Salmond a quant à lui dénoncé les déclarations "alarmistes" de ses adversaires.
Les Ecossais se prononceront par référendum sur l'indépendance le 18 septembre 2014.
Les séparatistes restent loin derrière les unionistes dans les enquêtes d'opinion. Le dernier sondage en date, publié cette semaine par le Sunday Times, témoigne d'un resserrement de l'écart entre les deux camps mais il reste important avec 47% d'adversaires de l'indépendance, 38% de partisans et 15% d'indécis.
Les conservateurs, les travaillistes et les libéraux-démocrates, soit les trois grands partis du Royaume-Uni, font tous campagne contre l'indépendance.
Parmi les principaux enjeux, déjà problématiques, figurent le sort des réserves britanniques de pétrole en mer du Nord, le partage de la dette du Royaume-Uni et l'avenir des armes nucléaires basées en Écosse, dont le SNP veut se débarrasser.
Si le "oui" l'emporte lors du référendum, l'Ecosse redeviendra indépendante le 24 mars 2016, ont annoncé dimanche dernier les autorités écossaises. Cette date marquera l'anniversaire de l'"Acte d'union" de 1707.
Peter Griffiths; Guy Kerivel pour le service français
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