La Coalition nationale syrienne participera à Genève II
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LE CAIRE (Reuters) - La Coalition nationale syrienne, principal groupe de l'opposition au président Bachar al Assad, participera au sommet Genève II en janvier, a annoncé le président de la CNS, Ahmed Djarba, mercredi.
Djarba a précisé que l'Iran serait autorisé à se joindre à la table des négociations visant à mettre fin à la guerre civile en Syrie, seulement si la République islamique cesse de tuer des Syriens et retire ses forces et ses alliés présents sur le terrain.
La CNS avait indiqué par le passé être prête à se rendre à Genève si des couloirs d'aide humanitaire étaient instaurés et si les prisonniers politiques étaient libérés. Elle exigeait que le président Bachar al Assad ne puisse jouer aucun rôle politique à l'avenir.
"Nous sommes maintenant prêts à aller à Genève", a dit Djarba en visite au Caire, ajoutant que l'opposition considère les négociations de Genève comme une étape vers un gouvernement de transition et "une véritable transformation démocratique en Syrie".
"Il n'est pas envisageable que celui (Assad) qui est responsable de la destruction du pays puisse être responsable de sa reconstruction", a poursuivi Djarba.
La Syrie a estimé mercredi que les puissances occidentales qui demandaient la démission de Bachar al Assad devaient arrêter de "rêver".
En revanche, Djarba a rejeté l'idée d'une participation de l'Iran dans l'état actuel de la situation.
"L'Iran est responsable des massacres et y a pris part d'une manière très claire. Il a tué des milliers de Syriens avec ses Gardiens de la révolution et avec les mercenaires du Hezbollah qui sont considérés comme un groupe terroriste.
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"Si l'Iran veut vraiment résoudre la crise syrienne, il doit d'abord retirer ses Gardiens de la révolution et les mercenaires du Hezbollah", a-t-il dit.
Téhéran est, avec Moscou, le soutien le plus fidèle au pouvoir de Bachar al Assad dans un conflit qui a fait plus de 100.000 morts en deux ans et demi.
L'Iran a fait savoir mercredi qu'il se rendrait à Genève, s'il était invité, et a appelé à un cessez-le-feu avant le début des discussions le 22 janvier.
Michael Georgy; Pierre Sérisier pour le service français
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