Un modéré nommé à la tête de l'armée pakistanaise
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Un modéré nommé à la tête de l'armée pakistanaise
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ISLAMABAD (Reuters) - Le général Raheel Sharif, considéré comme un modéré au sein de l'état-major pakistanais, a été désigné mercredi pour prendre la tête de la puissante armée du Pakistan.
Le Premier ministre, Nawaz Sharif, qui n'a aucun lien de parenté avec lui, a confirmé sur Twitter la nomination de cet officier ayant fait carrière dans l'infanterie, dont le nom ne figurait pas sur la liste des favoris régulièrement cités par les observateurs.
Le général Ashfaq Kayani, actuel chef d'état-major des armées, lui remettra formellement ses fonctions vendredi.
L'appareil militaire a exercé le pouvoir au Pakistan pendant plus de la moitié de l'ère qui s'est ouverte en 1947 avec la partition de l'Inde et son commandant en chef reste l'une des personnalités les plus influentes, sinon la plus influente de la scène intérieure pakistanaise.
Le général Sharif, âgé de 57 ans, sera ainsi en première ligne dans la lutte contre les taliban pakistanais, qu'il considère comme une menace intérieure stratégiquement aussi importante que la rivalité traditionnelle avec l'Inde voisine.
Cette nomination intervient dans un contexte de tensions persistantes avec New Delhi au sujet de la région du Cachemire et alors que les Etats-Unis sollicitent la collaboration du Pakistan pour stabiliser l'Afghanistan.
Formé en Allemagne, au Canada et en Grande-Bretagne, le général Sharif a notamment commandé le VIe régiment de la "Frontier Force", qui veille sur le Ligne de contrôle indo-pakistanise au Cachemire. Il a en outre été l'un des architectes de la nouvelle doctrine stratégique, mise en chantier à partir de 2007 après l'arrivée d'Ashfaq Kayani à la tête de l'armée.
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"Sharif a joué un grand rôle pour convaincre l'armée que le Tehrik-e-Taliban Pakistan (TTP) et les divers activistes à l'intérieur du Pakistan constituent une menace aussi grande (que l'Inde)", a déclaré à Reuters un officier à la retraite ayant eu Raheel Sharif sous ses ordres.
Mehreen Zahra-Malik, Bertrand Boucey et Jean-Philippe Lefief pour le service français, édité par Gilles Trequesser
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