Les avions japonais survolent toujours les îles Senkaku/Diaoyu
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TOKYO (Reuters) - Des avions militaires japonais ont survolé les îles Senkaku/Diaoyu sans en informer la Chine depuis que Pékin a établi une zone de défense aérienne contestée en mer de Chine orientale.
La Corée du Sud a également fait savoir qu'un avion de reconnaissance maritime avait volé au-dessus d'un rocher submergé, Ieodo pour les Sud-Coréens et Suyan pour les Chinois, qui abrite un centre sud-coréen de recherche océanique et que Pékin revendique comme faisant partie de son territoire.
"Ils mènent comme avant des activités de surveillance en mer de Chine orientale, y compris dans cette zone", a dit jeudi à la presse le secrétaire général du gouvernement japonais, Yoshihide Suga, ajoutant que la Chine ne s'était pas manifestée.
"Nous n'allons pas changer cette activité par égard pour la Chine", a-t-il ajouté.
La zone est régulièrement surveillée par des bâtiments de la marine japonaise et des appareils de patrouille maritime P-3C, a précisé le secrétaire général du gouvernement.
Les autorités chinoises ont menacé samedi de prendre des "mesures défensives d'urgence" contre les avions qui ne respecteraient pas ses nouvelles règles d'identification dans l'espace aérien des îles, nommées Senkaku par les Japonais et Diaoyu par les Chinois.
Les Etats-Unis, soucieux d'afficher leur soutien à l'allié traditionnel japonais, ont fait survoler lundi soir la zone contestée par deux bombardiers B-52 dans le cadre d'une mission présentée par le Pentagone comme un exercice d'entraînement programmé de longue date.
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La Maison blanche a parallèlement invité la Chine à résoudre son contentieux avec Tokyo sans recourir "à des menaces ni à des propos incendiaires".
La Corée du Sud a de son côté déploré que la décision chinoise provoque des tensions dans la région. Le vice-ministre sud-coréen de la Défense, Baek Seung-joo, a demandé au chef d'état-major adjoint de la Armée populaire de libération de rectifier la zone de défense aérienne.
Par la voix de son porte-parole, le ministère chinois de la Défense a déclaré que Tokyo appliquait depuis 1969 ses propres mesures de défense aériennes. "Le Japon accuse régulièrement les autres et dénigre les autres pays mais n'examine jamais sa propre conduite", a dit Yang Yujun.
Tetsushi Kajimoto, avec Ju-min Park à Séoul, Jean-Stéphane Brosse pour le service français, édité par Gilles Trequesser
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