Un leader démocrate critique l'administration Obama sur l'Iran
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WASHINGTON (Reuters) - Le président, démocrate, de la commission des Affaires étrangères du Sénat américain, Robert Menendez, a accusé mercredi la Maison blanche de recourir à une stratégie de l'exagération et d'agiter un épouvantail pour tenter de faire barrage à de nouvelles sanctions contre l'Iran.
Le sénateur Menendez a reproché à l'administration Obama d'avoir consenti à l'accord préliminaire conclu le week-end dernier, en vertu duquel Téhéran acceptera des restrictions concernant son programme nucléaire en échange d'un assouplissement des sanctions, lesquelles nuisent à son économie et ont fortement réduit ses exportations pétrolières.
Nombre de républicains ont d'ores et déjà reproché au président Barack Obama d'avoir accepté cet accord, et certains démocrates, qui tendent à être plus intransigeants envers l'Iran que l'administration Obama, ont fait part de leur scepticisme.
Un projet de loi visant à imposer de nouvelles sanctions à l'Iran est gelé au Sénat depuis que l'administration Obama a demandé du temps afin de rechercher une solution diplomatique au programme nucléaire de Téhéran, que Washington soupçonne de comporter un volet militaire.
L'Iran affirme en revanche que son programme nucléaire est uniquement civil.
"Ce que je n'aime pas, c'est d'entendre certaines remarques du porte-parole de la Maison blanche, à savoir que si nous persévérons sur la voie des sanctions, nous allons engager le pays sur la voie de la guerre. Je trouve cela exagéré. Cela revient, selon moi, à agiter l'épouvantail de la peur", a déclaré le sénateur Menendez à la radio publique américaine.
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La Maison blanche n'a pas réagi à ses propos.
Robert Menendez soutient fréquemment Barack Obama, mais concernant l'Iran, il passe pour être un "faucon". Il souhaiterait l'adoption de nouvelles sanctions qui entreraient en vigueur si Téhéran cessait de coopérer avec les pays occidentaux.
Nombre d'élus du Congrès américain, notamment ceux qui soutiennent fortement Israël, ont exprimé leur inquiétude après la conclusion de l'accord préliminaire à Genève, qui a été accepté par le groupe 5+1 (les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l'Onu et l'Allemagne) le week-end dernier.
"Nous devons nous méfier des durs du régime iranien", a estimé le sénateur Menendez. "Il semble que les Iraniens jouent au bon et au méchant. (Le président iranien Hassan) Rohani joue le rôle du gentil, les durs jouent celui des méchants", a-t-il dit.
Margaret Chadbourn; Eric Faye pour le service français
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