Patrouilles aériennes chinoises en mer de Chine orientale
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Patrouilles aériennes chinoises en mer de Chine orientale
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par Ben Blanchard et Roberta Rampton
PEKIN/WASHINGTON (Reuters) - Le pouvoir chinois a dépêché plusieurs chasseurs et un avion de détection jeudi dans la "zone aérienne d'identification" (ZAI) qu'il a instaurée unilatéralement en mer de Chine orientale, rapporte vendredi l'agence de presse officielle Chine nouvelle.
Le Japon et la Corée du Sud ont eux aussi envoyé jeudi des avions militaires dans cette zone, où Washington avait fait voler mardi deux bombardiers B-52 non armés en signe de soutien à son allié nippon. Ces appareils n'ont pas envoyé de signalement préalable à Pékin lorsqu'ils ont pénétré dans la "zone d'identification aérienne".
La Chine a annoncé la semaine dernière que les appareils étrangers entrant dans sa ZAI, y compris les avions de ligne, devraient adresser un signalement préalable aux autorités chinoises.
La zone en question couvre les îlots au coeur du contentieux territorial entre la Chine et le Japon, appelés Senkaku par Tokyo et Diaoyu par Pékin.
La mission de patrouille aérienne chinoise envoyée jeudi était "une mesure défensive, conforme aux pratiques internationales courantes", a déclaré Shen Jinke, porte-parole de l'armée de l'air chinoise, cité par l'agence.
Les chasseurs, parmi lesquels des Sukhoï-30 de fabrication russe, ont effectué des patrouilles de routine et ont surveillé des "cibles" dans la ZAI, a ajouté le porte-parole.
"L'armée de l'air chinoise est en alerte avancée et prendra des mesures pour faire face aux menaces aériennes diverses, afin de garantir fermement la sécurité de l'espace aérien du pays", a-t-il dit.
JOE BIDEN EN EXTRÊME-ORIENT
Toutefois, a tempéré le porte-parole du ministère de la Défense Yang Yujun, il est "incorrect" de supposer que la Chine abattra les appareils qui entreraient dans la ZAI sans s'identifier.
Le secrétaire général du gouvernement japonais, Yoshihide Suga, a déclaré vendredi ne pas savoir si des avions chinois se trouvaient dans la ZAI, mais il a ajouté que le Japon maintenait son état de vigilance.
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Les relations sino-japonaises sont tendues depuis plus d'un an en raison de la question des îles Senkaku/Diaoyu, administrées par Tokyo mais revendiquées par Pékin. Washington n'a pas pris position sur la souveraineté de ces îles, situées à environ 150 km du groupe d'îles japonaises Yaeyama (archipel des Ryu kyu), mais reconnaît le contrôle administratif exercé par Tokyo et assure que le pacte de sécurité américano-japonais couvre ces îles.
Les deux principales compagnies aériennes nippones, ANA et Japan Airlines (JAL), ne s'identifient plus auprès des autorités chinoises, depuis mercredi, lorsque leurs appareils traversent la zone.
Le vice-président américain, Joe Biden, doit se rendre la semaine prochaine en Chine, au Japon et en Corée du Sud, où il tentera de désamorcer cette nouvelle crise, ont déclaré de hauts responsables de l'administration Obama.
Eric Faye pour le service français
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