La nouvelle Constitution égyptienne renforcera l'armée
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LE CAIRE (Reuters) - Le projet de nouvelle Constitution, dont la rédaction a pris fin samedi près de cinq mois après le renversement par les généraux du président islamiste élu Mohamed Morsi, renforcera les pouvoirs de l'armée et interdira les partis religieux.
La future Loi fondamentale, qui devrait être soumise à référendum en décembre, s'inscrit dans le cadre de la transition politique "cornaquée" par les militaires et censée déboucher sur des élections législatives et présidentielle en 2014.
"Aux petites heures de la matinée, l'Assemblée constituante est parvenue à un consensus sur les articles de la Constitution", a annoncé lors d'une conférence de presse Amr Moussa, président de la chambre et ancien secrétaire général de la Ligue arabe.
Par la suite, les 50 membres de la Constituante ont commencé à voter pour approuver le projet article après article. Une fois ce processus achevé, les constituants soumettront le document au chef de l'Etat, le président par intérim Adli Mansour, qui fixera alors la date du référendum.
La dernière mouture du projet dont Reuters a eu connaissance s'affranchit des ajouts d'inspiration islamiste qui figuraient dans la Constitution approuvée par référendum pendant le mandat, abrégé à un an pour cause de putsch, du président Mohamed Morsi, issu des Frères musulmans.
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Le dernier texte stipule qu'il revient au Conseil suprême des forces armées (CSFA) d'approuver le choix du ministre de la Défense, qui restera en fonctions pendant huit ans une fois la Loi fondamentale votée.
Le document élaboré par la Constituante issue du coup d'Etat militaire du 3 juillet contre Mohamed Morsi proscrit tout parti politique fondé sur "une base religieuse", comme c'était le cas lors des 29 années de régime du président Hosni Moubarak.
La future Constitution permettra aussi aux tribunaux militaires de juger des civils, autre retour en arrière vers l'ère Moubarak. Cette mesure ne va pas manquer de provoquer la colère des partisans d'un régime démocratique.
Si le texte est voté, le scrutin législatif de 2014 sera organisé selon un système différent, deux-tiers des sièges étant attribués à des candidats indépendants et un tiers seulement selon un scrutin de liste.
Asma Alsharif et Omar Fahmy; Jean-Loup Fiévet pour le service français
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