La France prépare l'arrivée de renforts à Bangui
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Des soldats français patrouillent dans les rues de Bangui
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Des soldats français patrouillent dans les rues de Bangui
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PARIS (Reuters) - Quelque 250 soldats français se sont déployés jeudi dans les rues de Bangui pour assurer la sécurité des ressortissants français et de "points sensibles" après des heurts meurtriers à la périphérie de la capitale centrafricaine, à quelques heures du vote d'un résolution du conseil de sécurité de l'Onu.
Ces accrochages ont éclaté vers 3h00 du matin (02h00 GMT) dans plusieurs quartiers périphériques et se poursuivaient à la mi-journée, a précisé à la presse le colonel Gilles Jarron, porte-parole de l'état-major des armées françaises.
La résolution du Conseil de sécurité donnera un mandat de six mois aux troupes françaises et à la force africaine de stabilisation de la Centrafique, la Misca, pour rétablir la sécurité dans le pays.
Au total, 1.200 soldats français seront déployés en Centrafrique, a confirmé le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, sur BFM TV.
"Dès que le président de la République aura donné le top, les choses vont aller très vite", a-t-il dit.
La France a anticipé sur le vote de la résolution en complétant ses effectifs en Centrafrique (400 hommes) par l'envoi de 250 soldats de plus depuis une quinzaine de jours.
Sur les 650 soldats français aujourd'hui déployés dans ce pays, "un bon tiers" sont des spécialistes du génie de l'air, de la logistique et des services des essences et des transmissions, a précisé le colonel Gilles Jarron.
Ils préparent notamment l'aéroport de Bangui-M'Poko, accès stratégique et pratiquement unique, à recevoir les hommes et les équipements qui seront envoyés après le vote de l'Onu.
La France a aussi prépositionné 350 soldats et du matériel dans le port camerounais de Douala. Une partie des contingents français basés au Tchad (environ 900) et au Gabon (environ 900, dont 450 permanents) pourrait être mise à contribution.
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CHAOS
La République centrafricaine est plongée dans le chaos depuis que les rebelles de la Séléka ont chassé le président François Bozizé du pouvoir, en mars. Leur chef, Michel Djotodia, aujourd'hui président par intérim, ne contrôle pas ses troupes, dont beaucoup sont originaires du Tchad et du Soudan voisins.
Des milices chrétiennes "anti-balaka" se sont formées en réaction aux violences des ex-rebelles maintenant au pouvoir.
Les affrontements de jeudi matin ont opposé certains de ces ex-rebelles à des éléments armés "non identifiés à ce stade", a dit Gilles Jarron. Il n'a pas été en mesure de donner un bilan.
A Bangui, les partisans de Michel Djotodia accusent des fidèles de François Bozizé d'être à l'origine de ces combats. Selon un journaliste de Reuters, ceux-ci ont fait au moins 23 morts et 64 blessés.
"Les forces françaises ont pu réagir dans le cadre du mandat de la force Bouali" de soutien à la Misca, la force africaine de stabilisation de la Centrafrique, a ajouté Gilles Jarron.
"Un peu plus de 250" soldats français ont ainsi été chargés d'assurer dans Bangui la sécurité des ressortissants français, qui sont aujourd'hui moins de 500 en Centrafrique.
Ces militaires assurent également la sécurité de "points sensibles" - essentiellement les intérêts français ou l'ambassade de France - et de "points de regroupements" pour recueillir les ressortissants qui se sentiraient menacés.
"Le reste du détachement français est sur l'aéroport. Il continue de garantir la sécurité de l'unique piste d'accès à la ville de Bangui", a ajouté Gilles Jarron, selon qui une unité de réaction rapide a aussi été constituée.
Plusieurs centaines de Centrafricains ont afflué à proximité de l'aéroport pour bénéficier de la protection des troupes françaises, a-t-il également dit.
Le ministère français des Affaires étrangères a indiqué qu'il n'y avait pas, pour l'heure, d'ordre d'évacuation des ressortissants français.
Un sommet pour la paix et la sécurité en Afrique s'ouvre vendredi à Paris avec une quarantaine de dirigeants africains. Il sera suivi samedi par un mini-sommet informel sur la situation en Centrafrique.
Emmanuel Jarry, édité par Yves Clarisse
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