Joe Biden parle d'un malaise considérable en mer de Chine
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par Michael Martina
PEKIN (Reuters) - La décision de la Chine d'imposer une zone d'identification aérienne en mer de Chine orientale a créé un malaise "considérable" dans la région, a déclaré le vice-président américain Joe Biden lors d'une visite à Pékin où il a tenu une position de fermeté.
Joe Biden a eu environ cinq heures d'entretiens avec le président Xi Jinping, et les deux dirigeants ont exprimé leurs points de vue sur le contentieux qui agite cette partie de l'Asie.
"L'annonce récente et soudaine par la Chine de l'instauration d'une nouvelle zone militaire d'identification aérienne a, pour ne pas dire autre chose, causé une appréhension considérable dans la région", a commenté Biden devant des hommes d'affaires américains dans la capitale chinoise.
"Lors de ma conversation avec le président Xi, j'ai exprimé d'une manière directe notre position de fermeté et nos attentes", a-t-il ajouté.
Le vice-président américain a rappelé que Washington disposait d'importants intérêts dans la région parce qu'il est un fait que les Etats-Unis entendent rester une puissance économique et militaire en Asie.
Le vice-président américain a également souligné que les intérêts de la Chine dans la stabilité régionale allaient continuer à croître.
"C'est la raison pour laquelle la Chine va porter une responsabilité croissante dans une contribution positive à la paix et la sécurité", a-t-il dit.
"Cela signifie prendre des mesures visant à réduire le risque d'un conflit accidentel ou d'une erreur de calcul et se garder de prendre des mesures qui accroîtraient les tensions".
POSITION DE PRINCIPE
Le ministère chinois des Affaires étrangères a expliqué que l'instauration de cette zone avait été faite en vertu du droit international et que les Etats-Unis devaient la respecter.
"Durant les discussions, la partie chinoise a répété sa position de principe, insistant sur le fait que la décision chinoise était conforme au droit et à l'usage international et que la partie américaine devait adopter une attitude objective et impartiale et la respecter", a dit Hong Lei, porte-parole du ministère.
Les autorités chinoises ont décidé d'imposer le 23 novembre une identification aérienne sur une zone grande comme les deux tiers de la Grande-Bretagne et englobant les îles Senkaku/Diaoyu dont la propriété est revendiquée à la fois par la Chine et par le Japon.
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Suivant cette disposition tous les avions survolant la zone doivent faire connaître aux autorités chinoises leurs plans de vol et maintenir un contact radio.
Cette mesure a provoqué les protestations de Washington, Tokyo et Séoul.
Les compagnies aériennes japonaises et sud-coréennes ont reçu de leur gouvernement respectif la consigne de ne pas observer les exigences chinoises.
Des appareils militaires américains, japonais et sud-coréens ont survolé la zone sans en tenir informées les autorités chinoises.
Ce sujet a été au centre des discussions que Joe Biden a eues à Tokyo mardi. Il doit se rendre en Corée du Sud jeudi.
Washington a depuis le début clairement indiqué qu'il serait fidèle à ses engagements pris par traité mais tout en ne souhaitant pas se laisser entraîner dans un contentieux entre Japonais et Chinois.
Michael Martina; Pierre Sérisier pour le service français
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