Ligue 1: l'OM attend la trêve avec impatience
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MARSEILLE (Reuters) - Confronté à la répétition de matches tous les trois à quatre jours et aux blessures de plusieurs cadres, l'Olympique de Marseille serre les dents pour boucler l'année, à la veille de recevoir Nantes en championnat.
La défaite dans le temps additionnel mardi à Lille (1-0) en Ligue 1 a laissé des traces chez les joueurs qui l'ont vécue comme une "injustice". L'OM, quatrième, a ainsi été renvoyé à huit points du podium.
L'OM y a en outre perdu sur blessure son meneur de jeu, Mathieu Valbuena, touché à une épaule et écarté des terrains jusqu'en 2014. Son absence vient s'ajouter à celle de longue durée d'André Ayew.
Si le défenseur Rod Fanni est en phase de reprise, Dimitri Payet a lui aussi quitté le terrain prématurément à Lille à cause d'une douleur à un mollet et reste incertain pour la venue de Nantes, cinquième à une longueur des Marseillais.
L'entraîneur Elie Baup attend donc de ses joueurs qu'ils compensent par l'engagement l'absence de quelques-uns de leurs fers de lance en attaque.
"Jusqu'à la trêve, il faut que l'on soit mort de faim et que l'on ne s'apitoie pas sur ce que l'on a vécu", a-t-il dit jeudi en conférence de presse, reconnaissant que l'OM souffrait de son "retard en termes de points".
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Il le doit, selon Baup, à l'accumulation des matches avec notamment la Ligue des champions où Marseille a perdu ses cinq rencontres dans, a-t-il dit, un "groupe qui nous a massacrés".
"On est dans le même cas que Paris, on laisse beaucoup de forces en chemin. Il faut tenir jusqu'à la trêve", a insisté Elie Baup, dont les joueurs ont encore cinq matches à disputer d'ici le 22 décembre.
Critiqué ces dernières semaines, il a une nouvelle fois rappelé que le projet marseillais s'articulait sur une idée de jeu moins restrictive que celle, efficace mais ennuyeuse, de la saison passée, et autour de la progression de jeunes joueurs.
"Faire du jeu, c'est plus long à obtenir que de simplement défendre pour contrer l'adversaire", a-t-il plaidé, deux jours après avoir cédé face à un adversaire lillois un peu moins séduisant mais beaucoup plus solide et efficace.
Jean-François Rosnoblet, édité par Gregory Blachier et Olivier Guillemain
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