L'armée thaïlandaise refuse de s'impliquer dans la crise
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L'armée thaïlandaise refuse de s'impliquer dans la crise
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BANGKOK (Reuters) - L'armée thaïlandaise, dont l'opposition recherche le soutien, a refusé jeudi la demande du meneur des manifestations antigouvernementales, Suthep Thaugsuban, de rencontrer le chef de l'état-major, Rayuth Chan-ocha.
Suthep Thaugsuban souhaitait s'entretenir avec les chefs de la police et de l'armée, dans un contexte de tension politique qui voit les manifestants demander le départ du Premier ministre, Yingluck Shinawatra, soeur de l'ancien chef du gouvernement Thaksin Shinawatra, actuellement en exil.
"Le chef des forces armées ne rencontrera pas M. Suthep aujourd'hui", a dit le porte-parole adjoint de l'armée, laissant entendre que les chefs de l'armée de terre, de la marine et de l'armée de l'air ne verraient pas non plus l'opposant.
Un petit groupe d'opposants thaïlandais est par ailleurs parvenu à pénétrer jeudi dans l'enceinte du bâtiment où se trouvent les bureaux du chef du gouvernement à Bangkok, mais en est sorti après quelques minutes. Lundi, 160.000 personnes s'étaient rassemblées devant le même bâtiment, contraignant Yingluck Shinawatra à convoquer des élections anticipées.
Leur nombre a baissé depuis dans les rues de Bangkok mais l'initiative n'a pas calmé ses détracteurs qui réclament sa démission et la mise sur pied d'un "conseil du peuple" non élu.
Suthep Thaugsuban souhaite, lui, que l'armée et la police se joignent au mouvement, mais l'appareil militaire, à l'origine de 18 coups d'Etat dans le pays, assure ne pas vouloir être mêlé au conflit, même s'il a proposé sa médiation.
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Les contestataires, qui recrutent notamment au sein de l'élite royaliste de la capitale, veulent débarrasser le pays de l'influence de Thaksin Shinawatra, renversé par l'armée en 2006 et qui s'est exilé pour échapper à une peine de prison.
L'ex-chef du gouvernement, que beaucoup jugent toujours aux commandes par l'intermédiaire de sa soeur, jouit d'une immense popularité dans les zones rurales et tout parti se réclamant de lui a de bonnes chances d'être plébiscité.
Yingluck Shinawatra expédie en attendant les affaires courantes jusqu'aux élections anticipées, qui devraient avoir lieu le 2 février, et a l'intention de briguer un nouveau mandat.
Amy Sawitta Lefevre et Jason Szep, Jean-Philippe Lefief et Julien Dury pour le service français, édité par Gilles Trequesser
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