Des émigrants marchent sur Jérusalem pour dénoncer une loi
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JERUSALEM (Reuters) - Cent trente-cinq émigrants africains ont quitté un centre de détention israélien "ouvert" pour marcher sur Jérusalem et protester contre une loi permettant aux autorités de les maintenir dans ce centre pour une durée indéterminée.
Israël considère la majeure partie des quelque 50.000 émigrants soudanais et érythréens arrivés à pied via l'Egypte depuis 2006 comme des clandestins venus chercher du travail, et encourage la plupart d'entre eux à repartir.
Nombre de ces émigrants disent avoir fui des persécutions, l'enrôlement forcé dans l'armée et un régime de dictature.
Le centre, situé dans le sud d'Israël, a été déclaré "ouvert" la semaine dernière après l'adoption par le parlement d'une loi autorisant la détention d'émigrants dans cette structure en l'attente d'une réponse à leur demande d'asile, ou bien de l'exécution d'ordres d'expulsion ou de leur rapatriement volontaire.
Le centre de détention hébergeait 400 émigrants, autorisés à sortir durant la journée mais devant y retourner le soir. La nouvelle loi ne concerne pas les femmes, les enfants et les familles.
Centre trente-cinq hommes, en majorité des Soudanais, ont décidé dimanche soir de ne pas regagner le centre et de marcher sur Jérusalem, à 75 km de là.
"Ils ne cherchent pas à échapper aux autorités. Leur objectif est d'arriver à la Knesset (parlement), de réclamer leur liberté et d'être considérés comme des réfugiés", a déclaré Cheska Katz,de l'organisation Hotline for Refugees and Migrants.
Allyn Fisher-Ilan, Eric Faye pour le service français
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