Rassemblement moins important à Kiev, avant un autre mardi
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par Katya Golubkova
KIEV (Reuters) - L'opposition ukrainienne prévoit un nouveau grand rassemblement mardi à Kiev, et veut de cette façon faire pression sur le président Viktor Ianoukovitch qu'elle soupçonne de vouloir brader les intérêts du pays à la Russie, où il sera alors en visite.
Le principal site de protestation de l'opposition dans la capitale, la place de l'Indépendance, a vu le nombre d'opposants fondre lundi, après les 200.000 participants au rassemblement de dimanche. Quelques milliers de personnes sont toutefois restées dans le froid et la neige pour écouter des prières, des discours et des chants.
Les opposants reprochent à Viktor Ianoukovitch de ne pas avoir signé l'accord d'association qui était en négociation depuis des mois avec l'Union européenne (UE), et de lorgner plutôt vers Moscou.
Alors que le commissaire européen chargé de l'Elargissement, Stefan Füle, a annoncé dimanche avoir informé Kiev de la suspension des travaux sur cet accord, l'UE s'est montrée plus conciliante le lendemain en signalant que la porte était toujours ouverte pour l'Ukraine.
"Les ministres ont de nouveau confirmé aujourd'hui que l'UE est prête à signer l'accord d'association (...) à condition que l'Ukraine soit prête et que les conditions idoines soient remplies", a dit Catherine Ashton, porte-parole de la diplomatie européenne, à l'issue d'une rencontre entre les ministres des Affaires étrangères de l'UE.
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PRÊT RUSSE
Catherine Ashton a aussi rapporté que les ministres avaient assuré Sergueï Lavrov, chef de la diplomatie russe, qu'un éventuel accord avec Kiev "n'aurait pas d'effet négatif sur les relations avec la Russie, de quelque manière que ce soit".
La Russie a auparavant laissé entendre qu'elle était sur le point de conclure un accord de prêt à l'Ukraine pour l'aider à surmonter ses difficultés économiques.
Un collaborateur du président russe Vladimir Poutine a fait savoir qu'un crédit serait accordé à l'Ukraine lors des discussions qu'aura Viktor Ianoukovitch mardi à Moscou, et le ministre ukrainien de l'Energie a déclaré qu'un accord était également très probable sur une baisse du prix du gaz russe vendu à Kiev.
"La situation en Ukraine est telle désormais que sans prêts, d'un côté ou d'un autre, les Ukrainiens ne pourront pas maintenir la stabilité économique", a dit Andreï Beloussov, conseiller économique du chef de l'Etat russe, à l'agence de presse Interfax. "Je n'exclus pas que, si une demande est faite, un prêt soit accordé (à l'Ukraine)".
Le ministère russe des Finances a confirmé que des discussions étaient en cours sur un prêt.
L'annonce d'un accord de prêt mardi à Moscou serait interprété comme un triomphe pour Vladimir Poutine, lequel cherche à maintenir Kiev dans l'orbite de la Russie plus de vingt ans après la dislocation de l'Union soviétique.
L'Ukraine cherche une assistance financière pour couvrir un besoin de financement extérieur évalué à 17 milliards de dollars l'année prochaine, pratiquement le niveau des réserves en devises étrangères de sa Banque centrale.
Avec Timothy Heritage à Moscou, Adrian Croft et Justyna Pawlak à Bruxelles; Henri-Pierre André, Eric Faye et Julien Dury pour le service français
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