Un Français candidat à la tête du Conseil de l'Europe
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STRASBOURG (Reuters) - La France a présenté la candidature de Jean-Claude Mignon, député UMP de Seine-et-Marne, au poste de secrétaire général du Conseil de l'Europe, dont le renouvellement aura lieu en 2014, a-t-on appris lundi auprès de l'organisation.
Au terme du délai imparti pour le dépôt des candidatures, qui venait à échéance dimanche soir, deux autres candidats briguent la tête de cette organisation de 47 Etats chargée de défendre la démocratie et les droits de l'homme en Europe.
L'ancien Premier ministre social-démocrate norvégien Thorbjorn Jagland, secrétaire général sortant, sollicitera un nouveau mandat de cinq ans.
L'Allemagne a de son côté proposé la libérale Sabine Leutheusser-Schnarrenberger, ancien ministre de la Justice dans les gouvernements d'Angela Merkel et Helmut Kohl.
Il revient à présent au comité des ministres du Conseil de l'Europe de valider ou non ces candidatures et de présenter au moins deux d'entre elles à l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe qui élira le futur secrétaire général en juin.
Bien qu'il préside l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe depuis 2012, Jean-Claude Mignon pourrait ne pas franchir cette étape.
Lors du dernier renouvellement du poste, en 2009, le comité des ministres avait écarté deux candidatures de membres de l'Assemblée, conformément aux propositions formulées en 2006 par le Premier ministre luxembourgeois, Jean-Claude Juncker.
CRITÈRES DE CHOIX
Dans un rapport sur l'avenir du Conseil de l'Europe, institution en perte de notoriété face à l'Union européenne, il avait suggéré de choisir le secrétaire général parmi d'anciens chefs d'Etat ou de gouvernement.
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L'épisode s'était traduit par une fronde au sein de l'hémicycle qui avait refusé de voter en juin avant de se plier au diktat des Etats trois mois plus tard.
A l'issue de cet épisode, les deux organes se sont mis d'accord sur une "déclaration interprétative" fixant, parmi les critères de choix des candidats, "une expérience de chef d'Etat ou de gouvernement" ou le fait d'avoir rempli "de hautes fonctions ministérielles ou de niveau équivalent".
Si le Français était écarté, Sabine Leutheusser-Schnarrenberger aurait alors toutes ses chances.
Tout en remplissant les critères fixés par le Comité des ministres, l'Allemande fut aussi, de 2003 à 2010, membre de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe.
Thorbjorn Jagland pourrait en revanche pâtir de son image de candidat imposé par le comité des ministres pour réduire les coûts de l'organisation.
L'Assemblée, majoritairement à droite, pourrait également exprimer contre lui par souci d'alternance après s'être vu imposer, en 2009, deux candidats sociaux-démocrates pour succéder à un secrétaire général déjà social-démocrate.
Gilbert Reilhac, édité par Yves Clarisse
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