La maire du premier arrondissement de Lyon placée en garde à vue
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LYON (Reuters) - La maire du premier arrondissement de Lyon a été placée jeudi en garde à vue après avoir participé mardi soir, avec des associations et des parents d'élèves, à la réquisition d'un collège désaffecté afin d'y loger des familles de sans-abri.
Nathalie Perrin-Gilbert, une élue de 42 ans qui s'est mise en congé du Parti socialiste il y a trois mois, a été entendue par les services de police dans le cadre d'une affaire de "complicité de violence sur personnes dépositaires de l'autorité publique et incitation à la rébellion".
Quelque 400 personnes étaient présentes mardi soir à cette manifestation qui s'est terminée par des heurts avec les forces de l'ordre dans le collège François Truffaut. La police a dû faire usage de gaz lacrymogènes pour évacuer les occupants de l'établissement public, propriété du Grand Lyon.
Nathalie Perrin-Gilbert avait dénoncé à cette occasion "la responsabilité du maire de Lyon et du préfet qui ne répondent pas aux demandes de réquisition pour loger les 1.000 personnes qui dorment tous les soirs à la rue".
Le sénateur-maire socialiste de Lyon avait réagi mercredi à ces incidents en dénonçant à son tour "l'irresponsabilité d'une élue qui appelle à l'occupation de locaux publics".
Le Front de Gauche, qui doit conduire en mars prochain, avec le Gram, mouvement politique monté par Nathalie Perrin-Gilbert, une liste aux municipales contre le maire sortant, s'est inquiété jeudi "du traitement réservé à une élue qui n'a fait que demander une réquisition légale au maire de Lyon et au préfet à la demande de parents et d'habitants révoltés par les expulsions sans relogement avec enfants et familles Roms ou étrangères en pleine période hivernale".
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Catherine Lagrange, édité par Yves Clarisse
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