Moscou renonce à poursuivre tous les membres de Greenpeace
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Moscou abandonne les charges visant les militants de Greenpeace
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MOSCOU (Reuters) - La justice russe a officiellement abandonné mercredi les chefs d'inculpation contre tous les militants de Greenpeace, arrêtés lors d'une manifestation visant une exploitation pétrolière de Gazprom dans l'Arctique, et menacés de sept ans de prison.
L'ONG écologiste précise que 29 des 30 personnes concernées, toujours en Russie, ont été amnistiées par le Kremlin et pourront donc retourner dans leurs pays d'origine lorsqu'elles auront obtenu des visas. Le cas du 30e individu sera examiné jeudi.
La fin des procédures judiciaires intervient peu après l'annonce de l'amnistie présidentielle, dont ont aussi bénéficié l'ancien oligarque Mikhaïl Khodorkovski et les deux membres encore détenues du groupe punk Pussy Riot.
Sur les trente membres de Greenpeace arrêtés pour avoir mené une action commando contre une plateforme pétrolière dans l'océan Arctique, 26 sont des ressortissants étrangers, dont le Français Francesco Pisanu.
Arrêtés pour avoir mené une action commando contre une plateforme pétrolière du géant public Gazprom dans l'océan Arctique, ils avaient été inculpés de "vandalisme" avant d'être remis en liberté sous caution. Ils étaient passibles d'une peine maximale de sept ans de prison.
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L'affaire avait suscité de vives critiques de plusieurs pays occidentaux et de personnalités internationales à l'encontre des autorités russes.
L'amnistie devrait donc clore le dossier à quelques semaines de l'ouverture des Jeux olympiques d'hiver de Sotchi.
"C'est le jour que nous attendons depuis que notre bateau a été abordé par des commandos armés il y a près de trois mois", a déclaré Peter Willcox, capitaine du bateau de Greenpeace, l'"Arctic Sunrise", dans un communiqué.
"Je suis satisfait et soulagé par l'abandon des chefs d'inculpation mais nous n'aurions pas dû être inculpés du tout", a-t-il ajouté.
Le président russe, Vladimir Poutine, a déclaré que l'affaire devait servir de leçon et il a annoncé que Moscou allait renforcer les mesures destinées à empêcher toute perturbation du développement de la région Arctique.
Alexei Anishchuk; Marc Angrand et Julien Dury pour le service français
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