Délai non respecté pour les armes chimiques syriennes
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BEYROUTH (Reuters) - Les problèmes de sécurité, les mauvaises conditions météorologiques et la complexité des procédures administratives ont empêché le régime de Bachar al Assad de respecter la date butoir, fixée à ce mardi, pour sortir de Syrie les éléments les plus dangereux de son arsenal chimique, a déclaré l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC).
La Syrie a accepté la destruction, d'ici fin juin, de l'intégralité de son stock d'armes chimiques dans le cadre d'un accord conclu entre la Russie et les Etats-Unis à la suite d'une attaque chimique le 21 août dans les environs de Damas, imputée par les pays occidentaux aux forces gouvernementales.
Aux termes de cet accord, Damas devait acheminer avant le 31 décembre jusqu'au port méditerranéen de Lattaquié les éléments les plus dangereux de son arsenal, dont une vingtaine de tonnes de gaz moutarde. Ces produits doivent ensuite être emportés hors de Syrie afin d'être détruits.
Coordinatrice spéciale de la mission conjointe OIAC-Onu, Sigrid Kaag a déclaré dimanche que la date-butoir du 31 décembre ne serait pas respectée. Elle a notamment évoqué lundi des problèmes douaniers, sans plus de précisions.
Interrogée par Reuters lundi à Damas, Sigrid Kaag s'est déclarée "sereine quant au fait que toute la procédure est sur le point d'être achevée". Elle n'a toutefois pas précisé l'ampleur du retard.
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Le gouvernement syrien est responsable de l'acheminement des armes chimiques jusqu'à Lattaquié.
Les forces de Bachar al Assad ont repris le contrôle ce mois-ci de l'autoroute reliant Damas à la côte méditerranéenne. Elles ont notamment délogé les rebelles de trois localités situées le long de cet axe routier, mais les opposants au régime affirment que les convois qui l'empruntent risquent toujours de tomber dans des embuscades.
D'après Sigrid Kaag, le gouvernement syrien a exprimé à de multiples reprises ses inquiétudes quant à la sécurité de ces convois. Damas "doit se préparer à toute éventualité au cours des trajets menant de différents sites jusqu'à Lattaquié et à Lattaquié même", a-t-elle dit.
"C'est une opération très complexe d'autant plus qu'il s'agit d'un stock d'armes chimiques qui doit être détruit alors que le pays est en guerre", a-t-elle souligné.
Malgré ce retard, Sigrid Kaag juge que les choses avancent "très bien" et qu'il y a "une détermination évidente de toutes les parties à parvenir à un succès".
Oliver Holmes à Beyrouth et Kinda Makiyeh à Damas; Bertrand Boucey pour le service français
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