Echec des discussions visant à apaiser les tensions en Ulster
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BELFAST (Reuters) - Des discussions marathon entre représentants des communautés catholique et protestante d'Irlande du Nord se sont achevées mardi matin sans qu'un accord ne soit trouvé pour apaiser les tensions dans la province.
L'année qui s'achève a été l'une des plus violentes depuis la signature des accords de paix d'avril 1998.
Des dizaines de policiers ont été blessés lors d'émeutes déclenchées par la décision prise par la municipalité de Belfast de réduire le nombre de jours où le drapeau britannique serait hissé sur l'hôtel de ville.
Plusieurs bombes ont par ailleurs été posées dans le centre de Belfast, dont une quelques jours avant Noël, par des groupes dissidents de l'Armée républicaine irlandaise (Ira).
Mais les discussions entre les cinq principaux partis nord-irlandais, dont l'ultime session a duré dix-huit heures et s'est achevée mardi matin, n'ont pas produit d'avancée et aucune date n'a été fixée pour leur éventuelle reprise.
"Cela aurait été bien de sortir de cette nuit en annonçant que les cinq partis ont signé un texte. Nous n'en sommes pas là", a annoncé le diplomate américain Richard Haass, ancien conseiller de George W. Bush pour l'Irlande du Nord et président du Conseil américain des relations étrangères qui préside ces discussions.
Le texte proposé aux partis prévoit la création de nouvelles institutions chargées d'encadrer les parades traditionnelles, qui donnent régulièrement lieu à des débordements et à des affrontements entre communautés.
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Il s'agirait aussi de faire la lumière sur des crimes commis lors des années de "troubles".
Le Sinn Féin, principal parti républicain nord-irlandais, a estimé que le texte proposé par le diplomate américain pouvait servir de base à un accord.
De son côté, le Parti unioniste démocratique (DUP), première force politique de la province et principal groupe pro-britannique, a indiqué qu'il l'étudierait mais a fait part de "profondes divergences" sur certaines formulations.
Ian Graham; Henri-Pierre André pour le service français
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