Un malaise empêche Pervez Musharraf de comparaître
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ISLAMABAD (Reuters) - L'ancien président pakistanais Pervez Musharraf, poursuivi pour trahison, a été hospitalisé mercredi après avoir ressenti une douleur à la poitrine alors qu'il se rendait au tribunal chargé de l'affaire à Islamabad.
Craignant pour sa sécurité, il avait déjà refusé de comparaître à deux reprises. L'ex-chef d'Etat major de l'armée, qui est âgé de 70 ans, a pris le pouvoir par la force en 1999 avant d'être élu à la présidence en 2002. Il a démissionné en 2008 après deux réélections pour échapper à une procédure parlementaire de destitution.
Il est poursuivi pour avoir suspendu la Constitution et imposé l'état d'urgence en 2007, deux chefs d'inculpation passibles de la peine capitale. Selon ses avocats, il ne reconnaît pas la juridiction spéciale mise sur pied pour ce procès qui obéit, selon lui, à des motifs politiques. Le Premier ministre Nawaz Sharif, qu'il a déposé en 1999, est revenu aux affaires en juin.
Pervez Musharraf a été conduit dans un hôpital de Rawalpindi, ville voisine de la capitale, selon son porte-parole. Le juge Faisal Arab a fait savoir qu'il ne souhaitait pas demander son arrestation, tout en ajoutant qu'il pourrait être contraint de le faire s'il refuse de comparaître.
Robert Birsel, Jean-Philippe Lefief pour le service français
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