Début des négociations entre Juba et les rebelles sud-soudanais
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Début des négociations entre Juba et les rebelles sud-soudanais
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par Carl Odera et Aaron Maasho
JUBA/ADDIS-ABEBA (Reuters) - Avec plusieurs jours de retard, le gouvernement et les rebelles sud-soudanais ont entamé vendredi des négociations en vue d'une cessation des affrontements politico-ethniques qui font rage depuis la mi-décembre.
Les deux délégations dépêchées à Addis-Abeba ne se sont toutefois pas rencontrées directement. Ces discussions, organisées sous l'égide de l'Autorité intergouvernementale pour le développement (Igad) qui regroupe sept pays de la région, devaient débuter le 1er janvier.
"Les deux délégations rencontrent les médiateurs séparément", a rapporté Dina Mufti, porte-parole du ministère éthiopien des Affaires étrangères. "Nous espérons amener bientôt les deux parties à se parler en face-à-face", a-t-il ajouté.
Sur le terrain, les forces fidèles au président Salva Kiir font état de combats avec les partisans de l'ancien vice-président Riek Machar à 24 km au sud de Bor, capitale de l'Etat de Jonglei prise récemment par les insurgés.
La ville, qui a changé plusieurs fois de mains depuis le début des combats, se trouve à 190 km au nord de Juba, la capitale fédérale.
"Les rebelles seront chassés de Bor tôt au tard", a affirmé un porte-parole de l'armée. Les forces gouvernementales battent en retraite et les rebelles sont "proches" de Juba, a en revanche assuré Moses Ruat Lat au nom des insurgés.
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Le conflit entre composantes Nuer et Dinka de l'armée, ethnies respectives de Riek Machar et de Salva Kiir, a éclaté le 15 décembre et menace de dégénérer en guerre civile. Il a fait au moins un millier de morts et 200.000 déplacés.
Salva Kiir accuse l'ancien vice-président, qu'il a limogé en juillet, de chercher à prendre le pouvoir par la force, ce que l'intéressé nie tout en reconnaissant être à la tête du soulèvement. Les Etats-Unis, qui ont fait pression sur les deux camps pour les amener à négocier, ont annoncé vendredi l'évacuation d'une partie supplémentaire de leur personnel diplomatique.
"Nous ne suspendons pas nos opérations. Nous réduisons simplement notre présence", a déclaré l'ambassadrice Susan Pagej, interrogées par Reuters.
Le Soudan du Sud, dont l'indépendance a été proclamée en juillet 2011, possède les troisièmes réserves pétrolières d'Afrique subsaharienne, selon BP, mais reste l'un des Etats les moins développés du continent.
Jean-Philippe Lefief pour le service français
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