Début dimanche des négociations sur le Soudan du Sud
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Les négociations sur le Soudan du Sud toujours en suspens
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par Aaron Maasho
ADDIS-ABEBA (Reuters) - Les négociations directes entre les rebelles et le gouvernement du Soudan du Sud s'ouvriront dimanche après-midi à Addis-Abeba, a annoncé le ministère éthiopien des Affaires étrangères alors que trois semaines d'affrontements meurtriers menacent la stabilité du plus jeune Etat africain.
"Nous ouvrirons les discussions à 15h00 (12h00 GMT) demain", a déclaré samedi Dina Mufti, porte-parole du ministère.
Des pourparlers se sont ouverts vendredi dans la capitale de l'Ethiopie, qui assure la médiation sous l'égide de l'Autorité intergouvernementale pour le développement (Igad) regroupant sept pays de la région.
Les deux camps ont rencontré des négociateurs de l'Igad mais ne se sont toujours pas retrouvés face à face.
Sur le terrain, les combats se sont poursuivis entre les forces du président sud-soudanais Salva Kiir et les rebelles partisans de l'ancien vice-président Riek Machar, sur fond de rivalités ethniques.
Salva Kiir accuse Machar, qu'il a chassé de la vice-présidence en juillet dernier, d'avoir voulu mener un coup d'Etat.
Machar accuse pour sa part le président de vouloir mener une purge au sein du Mouvement de libération du peuple du Soudan (MLPS), parti au pouvoir, avant les élections prévues en 2015.
Les affrontements depuis la mi-décembre ont fait plus de mille morts et 200.000 personnes ont été contraintes de fuir leurs maisons.
Un porte-parole des rebelles dans l'Etat d'Unité a affirmé samedi à Reuters que les insurgés se rapprochaient de la capitale fédérale, Juba.
Le président Kiir, de l'ethnie Dinka, a fait arrêter onze personnalités politiques qu'il accuse de soutenir son rival, qui appartient à l'ethnie Nuer. Il a accepté de relâcher huit de ces prisonniers mais trois restent toujours en détention.
"La libération de ces détenus est pour nous une priorité", a déclaré à Addis-Abeba un délégué de la rébellion. "Mais il faut que cela figure à l'ordre du jour des discussions, ce qui n'a toujours pas été acté", a-t-il ajouté.
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Les Etats de la région redoutent que les combats se transforment en conflit ethnique et se propagent à tout l'Est africain.
Signe de la détérioration de la situation, les Etats-Unis ont ordonné vendredi à leurs ressortissants de quitter le Soudan du Sud. Quelque 440 Américains, fonctionnaires et civils, ont déjà été évacués par des vols charter ou par des appareils militaires, a précisé le département d'Etat.
Le Soudan du Sud, dont l'indépendance a été proclamée en juillet 2011, possède les troisièmes réserves pétrolières d'Afrique subsaharienne, selon BP, mais reste l'un des Etats les moins développés du continent.
Avec Carl Odera à Juba; Pierre Sérisier et Guy Kerivel pour le service français
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