En l'absence de réformes, Londres quittera l'UE
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En l'absence de réformes, Londres quittera l'UE
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LONDRES (Reuters) - L'Union européenne doit évoluer si elle veut garder la Grande-Bretagne parmi ses membres et ne peut que décliner si elle résiste au changement, a déclaré mercredi le ministre britannique des Finances, George Osborne.
Pour le chancelier de l'Echiquier, un proche allié du Premier ministre conservateur David Cameron, les traités européens actuels ne sont pas adaptés aux buts recherchés et il faut les revoir, notamment pour protéger les dix pays membres qui - comme le sien - n'appartiennent pas à la zone euro.
"Notre détermination est claire : il faut réformer puis laisser le peuple décider", a-t-il dit, évoquant la promesse du Parti conservateur qui s'est engagé à consulter les Britanniques par référendum sur le maintien dans l'UE s'il est reconduit au pouvoir en 2015.
"C'est le statu quo qui condamne les Européens à la crise actuelle et au déclin persistant. Aussi l'Europe doit-elle faire un choix simple: réformer ou décliner", a-t-il souligné, lors d'une conférence à Londres sur la réforme de l'UE.
"Il est absolument nécessaire de protéger correctement les droits des membres qui n'ont pas adopté l'euro (...), afin de préserver le marché unique et de permettre à la Grande-Bretagne de rester dans l'UE."
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"Si on ne peut pas protéger les intérêts communs des Etats membres qui n'appartiennent pas à la zone euro, il n'y aura pour eux qu'une alternative - soit adopter l'euro, ce que le Royaume-Uni ne fera pas, soit quitter l'UE", a-t-il ajouté, précisant qu'il souhaitait personnellement le maintien de son pays dans l'Union.
Son discours va probablement passer pour une manoeuvre de politique intérieure destinée à rassembler des tories malmenés sur leur droite par le Parti pour l'indépendance du Royaume-Uni (UKIP), qui milite pour une sortie pure et simple de l'UE et pousse à la surenchère.
David Cameron croyait avoir rétabli l'ordre au sein de la majorité en s'engageant à renégocier les relations entre Londres et Bruxelles et à consulter les Britanniques par référendum mais ses promesses n'ont pas suffi à satisfaire les eurosceptiques.
Une centaine de députés conservateurs lui ont écrit ce week-end pour revendiquer au nom de la Chambre des communes le droit de s'opposer aux décisions européennes et d'abroger celles qui nuisent aux "intérêts nationaux".
Andrew Osborn, Jean-Philippe Lefief et Guy Kerivel pour le service français, édité par Gilles Trequesser
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