L'explosion d'une bombe à Bangkok fait 36 blessés
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L'explosion d'une bombe fait 28 blessés à Bangkok
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L'explosion d'une bombe fait 28 blessés à Bangkok
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par Amy Sawita Lefevre
BANGKOK (Reuters) - Un engin explosif a fait 36 blessés vendredi dans les rangs des manifestants antigouvernementaux déployés à Bangkok et d'autres violences ont éclaté dans la capitale thaïlandaise.
Ces faits sont survenus alors que le mouvement de contestation contre le Premier ministre, Yingluck Shinawatra, donne depuis plusieurs jours des signes d'essoufflement.
La police rapporte que la bombe artisanale a été lancée par des inconnus sur un cortège d'opposants conduits par leur chef de file, Suthep Thaugsuban, près de l'université Chulalongkorn, dans le centre de la capitale.
Suthep a accusé le gouvernement d'être à l'origine de cette attaque et a assuré qu'elle ne briserait pas la détermination des opposants, mobilisés depuis deux mois.
"L'explosion était l'oeuvre du gouvernement", a dit le chef de la contestation aux manifestants rassemblés un peu plus tard au parc Lumpini. "Nous n'avons pas peur et nous allons nous battre", a-t-il promis.
Le leader de l'opposition, qui a appelé ses partisans à paralyser Bangkok jusqu'à ce que Yingluck Shinawatra se résigne à démissionner, n'a pas été blessé.
"Suthep n'était qu'à trente mètres de l'endroit où les assaillants ont lancé leur bombe", a déclaré un porte-parole de son mouvement, Akanat Promphan.
L'Erawan Medical Center, qui supervise les hôpitaux de Bangkok, a fait état de 36 blessés. Le responsable d'un hôpital a dit avoir accueilli 12 blessés, dont un dans un état grave.
Le ministre des Affaires étrangères, Surapong Tovichakchaikul, avait estimé un peu avant l'attaque qu'il "était temps" pour le gouvernement de reprendre le contrôle de Bangkok, remarque traduisant l'impatience croissante des autorités face à la mobilisation des opposants qui bloquent l'accès à des ministères et contrôlent plusieurs carrefours.
"IL EST TEMPS D'AGIR"
Interrogé pour savoir si le gouvernement entendait prendre des mesures pour sortir d'une impasse qui dure depuis plusieurs semaines, le ministre a répondu: "Bientôt. Il est temps. Il faut commencer à faire quelque chose".
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Shinawatra, accusée d'être soumise à l'influence de son frère Thaksin, ex-Premier ministre vivant en exil, a dissous le Parlement pour tenter de résoudre la crise politique et a convoqué des élections législatives anticipées qui doivent se tenir le 2 février.
La chef du gouvernement et son parti, Puea Thai, sont quasiment certains de remporter ce scrutin en raison de la solide implantation dont ils bénéficient dans les milieux populaires et ruraux, notamment dans le nord de la Thaïlande.
L'opposition, principalement constituée de membres de la bourgeoisie moyenne urbaine et de partisans de la monarchie, a décidé de boycotter les élections et souhaite mettre fin à la domination de la famille Shinawatra sur la vie politique.
Les manifestants ont réussi à paralyser plusieurs ministères et se rendent chaque jour de camps qu'ils ont érigés à Bangkok vers sept carrefours de la capitale.
Outre l'engin explosif lancé sur les manifestants, d'autres incidents violents ont été signalés vendredi.
Des centaines de personnes circulant à moto ou dans d'autres véhicules se sont rendues dans le quartier des administrations occupé par les manifestants et des heurts se sont produits.
Le mécontentement semblait se cristalliser autour du bureau de délivrance des passeports.
Pierre Sérisier et Tangi Salaün pour le service français, édité par Gilles Trequesser
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