Rahul Gandhi lance la campagne du parti du Congrès en Inde
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NEW DELHI (Reuters) - L'héritier de la dynastie Nehru-Gandhi, Rahul Gandhi, a prononcé vendredi un discours passionné pour lancer la campagne du parti du Congrès, au pouvoir en Inde, déclarant la guerre à la corruption et dénonçant ceux qui veulent diviser le pays suivant des critères religieux.
Ce discours, le premier qu'il prononçait depuis qu'il a été chargé de conduire le parti dans la bataille électorale, a été transmis en direct à la télévision dans tout le pays.
"Nous voulons des lois anti-corruption qui transformeront ce pays, qui frapperont les corrompus et protégeront les honnêtes gens", a-t-il dit en promettant le "changement" à la fois pour le parti du Congrès et pour l'Inde.
Rahul Gandhi, 43 ans, est le fils de Sonia Gandhi, qui préside le parti du Congrès depuis 1998, et de Rajiv, ancien Premier ministre qui avait accédé au pouvoir en 1984 à la mort de sa mère, Indira Gandhi. Cette dernière était la fille unique de Nehru, le premier chef du gouvernement de l'Inde.
Lors de la réunion du parti, flanqué de sa mère et du Premier ministre, Manmohan Singh, Rahul Gandhi a mis les Indiens en garde contre ceux qui cherchent à "dresser les gens les uns contre les autres" et à "attiser les haines sectaires", visant notamment les nationalistes hindous.
Le parti du Congrès compte sur le prestige de la dynastie Nehru-Gandhi pour éviter une défaite à l'occasion des élections législatives du mois de mai, qui sanctionnerait dix ans de mauvaise gestion et d'affaires de corruption.
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Rahul Gandhi a reçu début janvier un soutien de poids en la personne de Manmohan Singh, 81 ans, qui a choisi de ne pas briguer un nouveau mandat et s'est rangé derrière l'héritier dont la famille domine la vie politique indienne depuis l'indépendance en 1947.
Sruthi Gottipati, avec Sanjeev Miglani, Guy Kerivel pour le service français, édité par Gilles Trequesser
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