Renzi et Berlusconi passent un accord sur la réforme électorale
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Renzi et Berlusconi passent un accord sur la réforme électorale
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par Philip Pullella
ROME (Reuters) - Cinq mois après sa condamnation pour fraude fiscale, Silvio Berlusconi a fait son retour sur la scène politique italienne en négociant un accord sur la réforme du code électoral avec le nouveau secrétaire du Parti démocrate Matteo Renzi.
Mais le pacte conclu samedi soir entre l'ancien président du Conseil, toujours à la tête du parti Forza Italia qu'il a fondé, et l'étoile montante du centre gauche divise la coalition gouvernementale au pouvoir.
De petites formations qui soutiennent le président du Conseil Enrico Letta, issu comme Renzi du Parti démocrate, dénoncent un projet de réforme qui signifierait leur disparition.
Quant à l'aile gauche du PD, elle accuse Matteo Renzi de faciliter la réhabilitation d'un repris de justice condamné définitivement pour fraude fiscale en août dernier et en première instance pour relations sexuelles tarifées avec une mineure et abus de pouvoir, ce que Berlusconi conteste en appel.
Matteo Renzi, qui est maire de Florence, s'est entretenu pendant deux heures et demie avec Berlusconi au siège du PD à Rome. Un manifestant a jeté un oeuf sur la voiture du "Cavaliere" et un autre a brandi un photomontage montrant le visage de l'ex-président du Conseil derrière des barreaux.
D'après l'accord annoncé, les deux dirigeants sont favorables à un système proportionnel avec un grand nombre de petites circonscriptions élisant chacune quatre à cinq représentants. Une prime au vainqueur est prévue, de 15 à 20 sièges. Les partis n'atteignant pas 5% des suffrages n'entreraient pas au parlement.
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A l'issue de la réunion, Matteo Renzi a dit être "en phase" avec Berlusconi sur cette question d'une réforme électorale "favorisant la capacité de gouverner et un système bipolaire, et éliminant le pouvoir de chantage des petits partis". Les deux hommes sont également pour une réforme du Sénat afin qu'il n'ait plus les mêmes prérogatives que la Chambre des députés.
Silvio Berlusconi a salué un accord qui "consolidera les principaux partis et simplifiera le système politique".
Le président du Conseil Enrico Letta, dont les relations sont parfois tendues avec Renzi, a estimé que le pacte allait "dans la bonne direction". Une réforme électorale, a-t-il cependant souligné, devra être validée par le parlement et des amendements à la Constitution.
Les petits partis partenaires de la coalition au pouvoir - dont le Nouveau Centre droit d'Angelino Alfano et le Choix civique de Mario Monti - ont menacé de faire tomber le gouvernement s'ils n'ont pas leur mot à dire.
"Nous voulons des coalitions et pas seulement deux partis, ce qui est contraire à l'histoire italienne", a dit Alfano.
La réforme électorale est revenue au devant de l'actualité en Italie depuis que la Cour constitutionnelle a jugé "manifestement déraisonnable" le mois dernier une partie de l'actuelle loi Porcellum (Cochonnerie) instituée en 2005.
Jean-Stéphane Brosse pour le service français
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