L'état d'urgence décrété pour 60 jours à Bangkok
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L'état d'urgence décrété pour 60 jours à Bangkok
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BANGKOK (Reuters) - Le gouvernement thaïlandais a décrété l'état d'urgence pour 60 jours à compter de mercredi à Bangkok, dont le centre est en partie paralysé par les opposants qui réclament la démission du Premier ministre, Yingluck Shinawatra.
La décision, qui concerne aussi les provinces limitrophes de la capitale, a été annoncée mardi par le vice-ministre de l'Intérieur, Visarn Techateerawat, à l'issue d'une réunion du gouvernement.
L'état d'urgence autorise les services de sécurité à imposer un couvre-feu nocturne, à détenir des suspects sans inculpation, à censurer les médias et à interdire les rassemblements politiques de plus de cinq personnes.
Le ministre du Travail, Chalerm Yoobamrung, a précisé que les autorités n'avaient aucune intention de disperser les rassemblements des opposants, au cours desquels un homme est mort et plusieurs dizaines d'autres personnes ont été blessées, certaines grièvement, vendredi et dimanche lorsque des grenades ont été lancées sur des manifestants.
"Nous avons besoin (de l'état d'urgence) parce que les manifestants ont bloqué les bâtiments gouvernementaux, les banques et provoqué une escalade de la situation, ce qui a entraîné des blessures et des morts", a déclaré Chalerm Yoobamrung.
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"Le gouvernement voit la proclamation de l'état d'urgence comme un moyen de garder la situation sous contrôle", a-t-il ajouté.
Le mouvement de contestation, qui a vu le jour en novembre, vise à déloger la soeur de l'influent Thaksin Shinawatra du pouvoir.
Les protestataires rejettent la tenue des élections que le Premier ministre compte organiser le 2 février, avec de grandes chances de l'emporter, pour tenter de sortir de la crise. Ils réclament la formation d'un "conseil populaire" chargé de superviser des réformes avant tout scrutin.
Pracha Hariraksapitak; Tangi Salaün pour le service français, édité par Bertrand Boucey
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