Gouvernement sud-soudanais et rebelles s'accusent mutuellement
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Gouvernement sud-soudanais et rebelles s'accusent mutuellement
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JUBA (Reuters) - Le gouvernement du Soudan du Sud et les rebelles se sont mutuellement accusés samedi d'avoir violé le cessez-le-feu signé deux jours plus tôt après plusieurs semaines de conflit.
L'accord, entré en vigueur vendredi, devait mettre fin aux affrontements entre les partisans du président Salva Kiir et ceux de l'ancien vice-président Riek Machar, qui ont fait plusieurs milliers de morts et plus d'un demi-million de déplacés depuis mi-décembre.
"Les rebelles continuent à attaquer nos troupes", a déclaré le ministre de l'Information, Michael Makuei Lueth, à son arrivée en provenance d'Ethiopie où a été négocié le texte sous l'égide de l'Autorité intergouvernementale pour le développement (Igad), une organisation régionale d'Afrique de l'Est.
"Si l'Igad ne fait rien, nos troupes ne vont certainement pas rester les bras croisés", a-t-il ajouté.
Le ministre a expliqué la poursuite des violences par le fait que, selon lui, les hommes favorables à Riek Machar échappent à tout contrôle hiérarchique, ce que les rebelles démentent.
"Nous accuser est ridicule", a réagi un porte-parole des rebelles, Lul Ruai Koang, interrogé par Reuters à Nairobi, la capitale du Kenya.
Selon lui, les troupes gouvernementales ont lancé des attaques sur les positions tenues par les rebelles dans les Etats d'Unité, de Jonglei et du Nil supérieur peu de temps après la signature du cessez-le-feu.
Les combats ont commencé à la mi-décembre à Juba, la capitale, avant de se propager au reste du pays, issu d'une scission avec le Soudan en 2011 après plusieurs décennies de conflit.
Carl Odera, Simon Carraud pour le service français
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