Une majorité d'Italiens pour la réforme électorale de Renzi
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Une majorité d'Italiens pour la réforme électorale de Renzi
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par James Mackenzie
ROME (Reuters) - Plus de 60% des électeurs italiens sont favorables à la réforme du mode de scrutin proposée par Matteo Renzi, le nouveau chef de file du Parti démocrate, la gauche italienne, pour favoriser l'émergence de majorités claires, d'après un sondage Ipsos publié samedi par le Corriere della Sera.
La même étude révèle aussi que 50% des personnes interrogées soutiennent le fait que Renzi ait négocié son projet de réforme du code électoral avec Silvio Berlusconi.
C'est un encouragement pour le maire de Florence, largement élu en décembre au poste de secrétaire du PD mais dont l'initiative a été fraîchement accueillie par une partie de la classe politique, peu enthousiaste à l'idée de voir l'ex-président du Conseil, condamné pour fraude fiscale et exclu du Parlement, ainsi remis en selle.
La loi électorale actuelle est jugée largement, sinon totalement responsable du blocage issu des élections de février 2013. Aucun parti n'est arrivé en tête à la Chambre des députés et au Sénat, les deux assemblées du Parlement bicaméral qui ont exactement les mêmes pouvoirs et prérogatives.
La paralysie institutionnelle a contraint la gauche et la droite à s'entendre deux mois plus tard sur un "governissimo" de coalition dirigé par Enrico Letta (issu du PD) sur des bases néanmoins fragiles qui freine sa capacité à réformer le pays.
Le projet de Renzi, soutenu par 61% des personnes interrogées contre 35,5% d'un avis contraire, favoriserait les grands partis en fixant assez haut le seuil minimal requis pour être représenté au Parlement (au moins 5% des voix à l'échelle nationale dans le cadre d'une coalition, au moins 8% pour un parti se présentant seul).
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Par ailleurs, un parti ou une coalition arrivant en tête avec au moins 35% des voix se verrait accorder une prime au vainqueur lui donnant au Parlement une majorité comprise entre 53 et 55%. Si aucun camp n'obtient ces 35%, un second tour aurait lieu entre les deux partis arrivés en tête au premier tour, et le vainqueur serait assuré d'une majorité d'au moins 53%.
La réforme supprimerait aussi le système de listes nationales et créerait 120 circonscriptions.
Le Parlement devrait a priori se pencher sur le projet à partir de la semaine prochaine.
Sur la base des sondages sur les intentions de vote actuelles, une telle réforme écarterait du Parlement le bloc centriste et la formation écologiste Gauche, écologie, liberté (Sel), tous deux associés à la coalition Letta, ainsi que la Ligue du Nord.
Un autre projet en cours de finalisation transformerait parallèlement le Sénat en une assemblée des régions dépourvue de la capacité d'adopter ou de bloquer des projets de loi. Son adoption, nécessitant des modifications constitutionnelles, sera plus longue.
Henri-Pierre André pour le service français
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