La reprise des discussions sur le nucléaire iranien pas décidée
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MOSCOU/BRUXELLES (Reuters) - Les grandes puissances et l'Iran discutent toujours de la date et du lieu de la prochaine session de négociations sur le programme nucléaire iranien, a affirmé vendredi l'Union européenne, contredisant une information en provenance de Russie.
Mikhaïl Oulianov, directeur du département de la sécurité et du désarmement au ministère russe des Affaires étrangères, cité l'agence de presse Interfax, avait auparavant annoncé qu'un accord avait été trouvé entre Téhéran et les six grandes puissances, pour une réunion le 18 février à New York.
L'Iran a suspendu ses activités nucléaires les plus sensibles dans le cadre de l'accord provisoire conclu avec les six grandes puissances (les cinq pays membres du Conseil de sécurité de l'Onu plus l'Allemagne) le 24 novembre. Cet accord intérimaire est entré en vigueur le 20 janvier, ouvrant la voie à une levée partielle des sanctions internationales.
La mise en oeuvre de cet accord a ouvert une période de six mois durant laquelle l'Iran et le groupe "P5+1" vont à nouveau discuter pour tenter de parvenir à un règlement définitif du contentieux sur le programme nucléaire iranien.
"Les discussions sur le lieu et la date de la prochaine série de négociations avec l'Iran sont toujours en cours. Quand une décision sera prise, nous l'annoncerons", a déclaré Michael Mann, porte-parole de la Haute Représentante de l'Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, Catherine Ashton.
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L'accord du 24 novembre a nécessité près de deux mois de discussions réparties en trois séries de négociations qui se sont tenues à Genève l'an dernier.
Le président iranien Hassan Rohani a déclaré la semaine dernière que l'Iran était à la recherche d'un accord global de façon à ce que la République islamique puisse se développer sur le plan économique. Il a invité les sociétés occidentales à se mettre sur les rangs sans attendre.
L'Agence internationale de l'Energie atomique (AIEA) a annoncé que Téhéran avait cessé d'enrichir l'uranium à 20%, seuil permettant d'envisager une utilisation à des fins militaires.
Gabriela Bacczynska à Moscou et Justyna Pawlak à Bruxelles; Eric Faye et Danielle Rouquié pour le service français
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