Trente-quatre morts dans une série d'attentats à Bagdad
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Trois voitures piégées explosent près de la zone verte à Bagdad
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Trois voitures piégées explosent près de la zone verte à Bagdad
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BAGDAD (Reuters) - Une nouvelle série d'attentats, dont plusieurs ont été commis près de la "zone verte", a fait au moins 34 morts mercredi à Bagdad, a-t-on appris de source proche des services de sécurité.
Mardi, deux roquettes avaient été tirées en direction de cette zone verte, quartier sous haute protection qui abrite les bureaux du Premier ministre et plusieurs ambassades occidentales.
Mercredi, deux voitures piégées garées en face du ministère des Affaires étrangères ont fait onze morts, a-t-on précisé de source policière. Pour le ministère de l'Intérieur en revanche, l'attentat a été commis par un kamikaze qui circulait à moto au moment où il allait subir une fouille.
"Vers 09h00 ce matin un kamikaze circulant à moto a essayé d'entrer dans la partie sécurisée du ministère", dit-il dans un communiqué.
"Un groupe de gardiens l'a arrêté à un poste de contrôle, lui a refusé l'accès (du bâtiment) et il s'est fait exploser."
Un autre attentat suicide à la voiture piégée a fait huit morts devant un restaurant proche d'un poste de contrôle, à un pâté de maisons de la zone verte, a-t-on appris de source proche des services de sécurité.
Une explosion, survenue près de la place Khoullani dans le centre de la capitale, a en outre coûté la vie à 11 personnes, dit-on de même source.
Ces attentats n'ont pas été revendiqués, mais les extrémistes sunnites regagnent du terrain en Irak depuis quelques mois, notamment dans la province d'Anbar, où ils ont réussi à s'emparer le 1er janvier de Ramadi et Falloudja. Depuis lors, les forces irakiennes ont repris le contrôle de la majeure partie de Ramadi mais Falloudja reste aux mains des insurgés, qui sont encerclés par l'armée.
Les autorités locales et des dignitaires tribaux doivent présenter dans les jours qui viennent une initiative censée mettre fin à la confrontation, a annoncé mercredi le Premier ministre Nouri al Maliki dans une brève allocution télévisée.
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Plus d'un millier de personnes ont été tuées au cours du seul mois de janvier en Irak et l'année dernière a été la plus meurtrière depuis 2008.
Rahim Salman et Karim Rahim; Eric Faye, Clémence Apetogbor et Jean-Philippe Lefief pour le service français
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