Le président du Parlement irakien réchappe à un attentat
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BAGDAD (Reuters) - Le président du Parlement irakien a réchappé lundi à l'explosion d'une bombe au passage de son convoi près de Mossoul, dans le nord de l'Irak, a déclaré son cabinet.
Oussama al Noudjaïfi, l'un des principaux responsables politiques sunnites du pays, effectuait une visite dans le faubourg de Salam, au sud de Mossoul, lorsque la bombe a explosé. Elle a fortement endommagé un véhicule transportant ses gardes du corps, qui ont été blessés.
Cet attentat n'a pas été revendiqué.
"Le convoi du président du Parlement a été la cible d'une bombe dans un secteur de forte présence des forces armées", a déclaré son cabinet dans un communiqué.
L'Irak est en proie à une résurgence des violences confessionnelles et des rebelles sunnites tentent d'étendre leur influence dans la province occidentale d'Anbar.
Plus d'un millier de personnes ont été tuées dans des violences en Irak depuis le 1er janvier, alors que 2013 a déjà été l'année la plus meurtrière dans ce pays depuis 2008.
Une voiture piégée a explosé lundi près d'un café dans un quartier majoritairement chiite du sud de Bagdad, faisant trois morts, a-t-on appris auprès de la police et de sources médicales. Un colonel de l'armée a en outre été tué par une bombe installée sur sa voiture dans le centre de la capitale irakienne, a dit la police.
Près de Samarra, au nord de Bagdad, la police dit que des habitants du village de Djillam ont entendu une puissante explosion dimanche soir. Lorsqu'ils se sont rendus sur place lundi matin, les policiers ont découvert la carcasse d'une voiture piégée à côté de laquelle se trouvaient des mares de sang.
D'après la police, tout porte à croire que des activistes préparaient une bombe qui a explosé de manière prématurée.
"Des habitants nous ont dit qu'ils avaient compté 10 à 12 cadavres d'hommes armés près du lieu de l'explosion lorsqu'ils sont arrivés mais que quelques heures plus tard, les corps avaient été emmenés par un groupe d'hommes armés", a déclaré Ali Abbas, capitaine de la police fédérale.
Ghazwan Hassan; Bertrand Boucey pour le service français
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