Le régime syrien retient plus de 300 hommes évacués de Homs
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GENEVE (Reuters) - Le régime syrien retient 336 hommes qui ont été évacués de Homs et la plupart d'entre eux sont toujours interrogés sans assistance directe d'une tierce partie indépendante, ont fait savoir les Nations unies mardi.
Ces hommes, dont Damas considère qu'ils sont en âge de combattre, font partie des 1.151 personnes évacuées de la Vieille Ville de Homs, tenue par les rebelles et assiégée depuis plus d'un an et demi par les forces gouvernementales, dans le cadre d'un cessez-le-feu de trois jours décrété vendredi et renouvelé pour la même durée lundi.
Parmi eux, 41 ont été relâchés et les autres sont toujours interrogés dans une école dans le cadre d'une "surveillance générale" assurée par le service de protection du Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (HCR) et de l'Unicef, a déclaré Melissa Fleming, porte-parole du HCR lors d'un point de situation à Genève.
"Nous connaissons chaque personne présente ici. Nous leur parlons séparément (...) Mais ce sont des interrogatoires dont les Nations unies ne sont pas forcément informées. Ce sont des interrogatoires de contrôle dans le domaine de la sécurité", a-t-elle dit.
Le gouverneur de Homs, Talal al Barazi, a pour sa part déclaré qu'une centaine d'hommes avaient été interrogés puis libérés.
OPÉRATIONS SUSPENDUES
Il a ajouté que les opérations d'évacuation et d'acheminement de l'aide humanitaire avaient été suspendues mardi après-midi pour des raisons logistiques mais qu'elles reprendraient mercredi en milieu de matinée.
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"Nous avons reporté les opérations prévues aujourd'hui à demain lorsque nous aurons établi un nouveau couloir menant à ce secteur, qui sera plus près des civils, en particulier des personnes âgées (...) C'est difficile pour certains d'entre eux de marcher", a dit Talal al Barazi, interrogé au téléphone par Reuters.
L'accord de cessez-le-feu prévoyait initialement que seuls les femmes, les enfants de moins de 15 ans et les hommes de plus de 55 ans pouvaient quitter la Vieille Ville de Homs.
Le gouverneur a toutefois déclaré dimanche que l'évacuation était ouverte à tous mais que les hommes âgés entre 15 et 55 ans seraient interrogés dans le cadre d'une "procédure judiciaire" susceptible de déboucher sur une amnistie.
Le porte-parole du Haut Commissariat aux droits de l'homme des Nations unies a déclaré que toutes les personnes évacuées, y compris celles qui ont déposé les armes, devaient être protégées contre des actes contraires au droit international.
"Nous sommes très préoccupés d'apprendre qu'un certain nombre de garçons, d'hommes et leur famille ont été arrêtés par les autorités au moment où ils quittaient la zone assiégée. Il est essentiel qu'il ne leur soit fait aucun mal", a dit Rupert Colville.
Stephanie Nebehay et Tom Miles; Marc Joanny et Bertrand Boucey pour le service français
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