Merkel réunira mardi les dirigeants de sa coalition
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par Erik Kirschbaum
BERLIN (Reuters) - La chancelière allemande Angela Merkel réunira mardi les dirigeants du SPD et de la CSU, ses partenaires de coalition, en espérant trouver une issue à la crise interne déclenchée par la démission du ministre CSU de l'Agriculture.
Hans-Peter Friedrich a quitté ses fonctions vendredi après avoir été critiqué pour avoir, en tant que ministre de l'Intérieur du précédent gouvernement, averti un parlementaire SPD qu'il était visé par une enquête pour recel présumé de matériel pédopornographique.
L'élu dément ces accusations mais le fait que les sociaux-démocrates aient divulgué publiquement cet incident a été vertement critiqué par le patron de l'Union chrétienne-sociale, Horst Seehofer, qui a exigé des explications de la part du SPD.
Hans-Peter Friedrich dit avoir prévenu Sigmar Gabriel par esprit de coopération alors que leurs partis étaient engagés dans des négociations sur la formation d'un gouvernement à l'automne dernier.
La réunion de mardi sera la première d'un "comité de coalition" destiné à aplanir les divergences au sein de la grande coalition droite-gauche réunissant l'Union chrétienne-démocrate (CDU) de Merkel, son alliée bavaroise la CSU, et le SPD.
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Angela Merkel, qui a entamé en décembre son troisième mandat, souhaite régler le problème au plus vite, alors que son gouvernement prévoit de s'attaquer à deux dossiers urgents, les retraites et l'énergie. Mais Horst Seehofer n'a guère digéré la démission de son ministre et souhaite punir le SPD, estiment les analystes.
UNE AFFAIRE D'ETAT
Le Bild am Sonntag écrit en première page que la coalition n'est que "partiellement capable de gouverner" l'Allemagne, tandis que la une du magazine Der Spiegel évoque une "affaire d'Etat".
Thomas Jäger, politologue à l'université de Cologne, juge que la coalition de Merkel pourrait être en danger si le scandale fragilise la position du président du SPD Sigmar Gabriel, qui est également vice-chancelier et ministre de l'Economie et de l'Energie.
On sait en effet que Friedrich a prévenu le président du SPD et que ce dernier a transmis l'information à deux hauts dirigeants du SPD: l'actuel ministre des Affaires étrangères, Frank-Walter Steinmeier, et Thomas Opperman, président du groupe au Bundestag.
On ignore en revanche qui a directement alerté l'ex-député Sebastian Edathy.
Or le parquet de Hanovre, responsable de l'enquête sur ce parlementaire, pense que ce dernier a lui-même été mis au courant des soupçons à son encontre, ce qui aurait pu l'amener à détruire des preuves.
Jean-Stéphane Brosse pour le service français
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