Le chef du gouvernement écossais répond à Barroso
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LONDRES (Reuters) - Le chef du gouvernement autonome écossais, Alex Salmond, a déclaré lundi qu'aucun Etat membre de l'Union européenne n'avait annoncé qu'il s'opposerait à une adhésion de l'Ecosse.
Le Premier ministre mène campagne pour l'indépendance de l'Ecosse, qui sera soumise à référendum le 18 septembre prochain.
"Aucun Etat membre n'a laissé entendre qu'il tenterait de bloquer une adhésion écossaise (à l'UE)", a-t-il dit lors d'un discours prononcé à Aberdeen au lendemain de déclarations choc de José Manuel Barroso.
Prié de dire si une Ecosse indépendante pourrait adhérer en tant que telle à l'UE, le président de la Commission européenne a refusé de s'exprimer sur ce scénario précis mais a prévenu: "Ce serait extrêmement difficile d'obtenir l'aval de tous les autres Etats membres à l'intégration d'un nouveau membre issu d'un pays membre. Je pense que ce serait extrêmement difficile, si ce n'est impossible", a-t-il dit sur la BBC.
Les enquêtes d'opinion indiquent que seulement 29% des Ecossais voteraient aujourd'hui en faveur de l'indépendance, contre 42% pour le maintien dans le Royaume-Uni. Vingt-neuf pour cent demeurent indécis.
Jeudi, le ministre britannique des Finances, George Osborne, a prévenu que l'Ecosse ne pourrait plus utiliser la livre sterling comme devise si elle accédait à l'indépendance.
"La réalité, c'est que la livre appartient autant à l'Ecosse qu'au reste du Royaume-Uni", lui a répondu Salmond.
"En laissant entendre l'inverse, le système Westminster - les conservateurs, les travaillistes et les Lib Dems - va provoquer en retour une réaction négative de la population écossaise qui voit cela comme une tentative visant à intimider l'Ecosse avant le choix démocratique que nous soumettrons en septembre."
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Belinda Goldsmith; Bertrand Boucey et Henri-Pierre André pour le service français
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