L'Afghanistan risque la déstabilisation, dit un rapport américain
reuters.com

L'Afghanistan risque la déstabilisation, dit un rapport américain
reuters.com
reuters.com

L'Afghanistan risque la déstabilisation, dit un rapport américain
reuters.com
WASHINGTON (Reuters) - Les insurgés taliban vont menacer de plus en plus la stabilité de l'Afghanistan lorsque les forces internationales s'en seront retirées en décembre, et Kaboul aura besoin d'une armée plus importante que prévu pour maintenir un minimum de stabilité, à en croire un rapport élaboré par une organisation américaine, le Center for Naval Analyses (CNA).
Ce rapport, communiqué jeudi à Reuters, met en garde contre les projets de réduire les effectifs des forces de sécurité nationales afghanes de 382.000 actuellement à 228.500 à terme, projets qui nuiraient aux efforts de Washington pour empêcher que l'Afghanistan ne redevienne un refuge pour extrémistes.
Ce rapport de 378 pages du CNA, commandé dans le cadre d'une loi adoptée par le Congrès, est de nature à presser les parlementaires américains à envisager un soutien militaire américain à l'armée afghane pendant encore plusieurs années, malgré les coupes claires dans le budget du Pentagone.
Les Etats-Unis et l'Otan s'efforcent actuellement de définir les contours de la mission militaire internationale appelée à rester en Afghanistan après la fin de cette année dans le but de prêter main forte à l'armée afghane.
Le refus du président Hamid Karzaï de signer un pacte bilatéral de sécurité avec les Etats-Unis avant l'élection présidentielle d'avril a remis en question le principe de cette mission internationale post-2014.
L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Les Etats-Unis ont fait savoir qu'ils retireraient la totalité des troupes américaines si ce pacte-là n'est pas signé. Les autorités américaines espèrent de ce fait que le processus électoral afghan d'avril produira un vainqueur désireux de signer ce pacte.
David Alexander et Phil Stewart; Eric Faye pour le service français
reuters.com