Les soutiens du Premier ministre thaïlandais durcissent le ton
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Attaque meurtrière d'un meeting d'opposants en Thaïlande
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Attaque meurtrière d'un meeting d'opposants en Thaïlande
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BANGKOK (Reuters) - Le camp du Premier ministre thaïlandais Yingluck Shinawatra a promis dimanche une réaction ferme face aux manifestants qui paralysent une partie de Bangkok, un nouveau discours qui fait craindre une escalade de la violence quelques heures après une attaque contre une manifestation de l'opposition.
Les dirigeants du Front uni pour la démocratie contre la dictature (UDD) ont promis de "s'occuper" de Suthep Thaugsuban, l'un des chefs de file de l'opposition.
"Le combat sera plus difficile que tous les autres (...) Il faut réfléchir à la manière dont nous pouvons nous occuper de Suthep et de deux qui le soutiennent", a dit Jatuporn Prompan, un dirigeant de l'UDD qui siège dans les instances dirigeantes du parti au pouvoir Pheu Thai, devant plusieurs milliers de ses partisans réunis à Nakhon Ratchasima, au nord-est de la capitale.
Il n'a pas clairement plaidé en faveur d'une réaction armée aux manifestations mais son discours est intervenu quelques heures seulement après que des hommes en armes ont ouvert le feu et jeté des engins explosifs lors une manifestation anti-gouvernementale dans le district de Khao Saming, dans la province orientale de Trat, tuant une fillette de cinq ans et blessant 41 personnes.
La police avait dans un premier temps fait état de deux morts dans cette attaque.
Thanawaut Wichaidit, porte-parole de l'UDD, a déclaré que la stratégie censée contrer les manifestations de l'opposition n'avait pas encore été définie mais a assuré que le mouvement voulait éviter une guerre civile.
Les manifestants anti-gouvernementaux bloquent depuis plusieurs semaines maintenant certaines des principales intersections de Bangkok, dans le but affiché de faire tomber Yingluck Shinawatra et de mettre fin à l'influence qu'a conservé sur le pouvoir le frère de cette dernière, Thaksin Shinawatra, lui-même ex-Premier ministre déchu.
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Ajoutant aux difficultés de la chef du gouvernement, l'organe thaïlandais de lutte contre la corruption l'a inculpée mardi pour des irrégularités dans le programme gouvernemental d'aide à la culture du riz.
Yingluck Shinawatra doit se voir notifier jeudi les charges pesant contre elle.
Nick Macfie; Eric Faye et Marc Angrand pour le service français
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