Le Premier ministre thaïlandais exclut de démissionner
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Yingluck Shinawatra s'est installée en dehors de Bangkok
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Yingluck Shinawatra s'est installée en dehors de Bangkok
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par Amy Sawitta Lefevre
BANGKOK (Reuters) - La chef du gouvernement thaïlandais Yingluck Shinawatra, cible des manifestations qui paralysent certains quartiers de Bangkok depuis des semaines, a exclu lundi de démissionner, au lendemain d'un attentat meurtrier dans la capitale.
Yingluck Shinawatra, qui assistait à un salon professionnel dans la province de Saraburi, à une centaine de kilomètres au nord de Bangkok, a prôné le dialogue.
"Il est temps pour tous les camps de se parler", a dit le Premier ministre à des journalistes. "De nombreuses personnes m'ont demandé de démissionner mais je pose la question: la réponse est-elle de démissionner ? Et si cela crée une vacance du pouvoir ?"
Les manifestations visent à pousser Yingluck Shinawatra à la démission et à réduire à néant l'influence sur la vie politique de son frère, l'ex-Premier ministre Thaksin Shinawatra, considéré par beaucoup comme le véritable maître du jeu.
Après un scrutin législatif boycotté par l'opposition le 2 février, la Commission électorale a annoncé qu'elle compléterait fin avril le processus, mais elle a ensuite reporté ses travaux, ce qui laisse en place un gouvernement de transition aux pouvoirs limités.
CONSEIL DES MINISTRES MARDI
Yingluck Shinawatra n'a plus été vue en public depuis mardi à Bangkok, où un attentat à la bombe a tué dimanche une femme ainsi qu'un frère et une soeur.
Les services de Yingluck Shinawatra ont précisé qu'elle s'était installée à 150 kilomètres de la capitale, où elle doit prendre part jeudi à une audience sur la corruption jeudi, mais n'ont pas dit depuis combien de jours elle avait quitté Bangkok.
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Le ministre des Affaires étrangères, Surapong Tovichakchaikul, a indiqué que Yingluck Shinawatra tiendrait mardi un conseil des ministres.
"Il est fortement probable que nous tiendrons ce conseil des ministres en dehors de Bangkok", a dit Surapong Tovichakchaikul à la presse. "Je n'ai pas été informé de l'endroit où se trouve aujourd'hui le Premier ministre."
Le chef des forces armées, Prayuth Chan-ocha, a lui déclaré lundi à la télévision que l'armée n'avait pas l'intention d'intervenir dans la crise politique du pays et il a appelé gouvernement et manifestants au dialogue.
L'armée, qui a maté un mouvement de protestation en 2010, a perpétré de nombreux coups d'Etat depuis que la Thaïlande est devenue une monarchie constitutionnelle en 1932. En 2006, elle a renversé Thaksin Shinawatra.
Amy Sawitta Lefevre; Eric Faye pour le service français
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