L'Iran, aussi menaçant pour l'Europe que pour Israël, dit Merkel
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JERUSALEM (Reuters) - Le programme nucléaire de l'Iran est aussi menaçant pour les pays européens que pour Israël, a déclaré mardi la chancelière allemande lors d'une conférence de presse avec son homologue israélien à Jérusalem.
Angela Merkel n'a toutefois pas repris à son compte les revendications de Benjamin Netanyahu, qui réclame le gel de toutes les activités nucléaires sensibles de la République islamique.
"Nous considérons que la menace ne pèse pas seulement sur Israël mais qu'elle est également générale pour l'Europe", a-t-elle déclaré, assurant que l'Allemagne continuerait à jouer son rôle dans les négociations internationales avec Téhéran.
Benjamin Netanyahu, qui recevait la chancelière et son gouvernement pour célébrer le cinquantième anniversaire des relations bilatérales, a parlé d'une "erreur historique" après la conclusion en novembre d'un accord intérimaire prévoyant de limiter le programme iranien d'enrichissement d'uranium en échange d'une levée partielle des sanctions internationales.
"Je pense qu'il s'agit d'une erreur", a-t-il répété mardi. "Tous les dirigeants du Moyen-Orient avec qui j'en ai parlé sont d'accord avec cette position, qu'ils le disent publiquement ou non. Pourquoi? Parce que, si les Iraniens voulaient seulement exploiter l'énergie nucléaire civile, ils n'auraient pas besoin d'enrichissement. Ils n'auraient pas besoin de centrifugeuses", a ajouté le chef du gouvernement israélien.
"Il est clair qu'il a ici des opinions différentes en ce qui concerne ces négociations et leur bien fondé", a répondu la chancelière, qui a en outre réitéré l'hostilité de Berlin au développement des colonies juives de Cisjordanie.
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(Andreas Rinke, Jean-Philippe Lefief pour le service français)
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