Pour son anniversaire, le Tea Party souhaite un cap à droite
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Pour son anniversaire, le Tea Party souhaite un cap à droite
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par David Lawder
WASHINGTON (Reuters) - Le principal groupe du mouvement conservateur américain Tea Party a célébré son cinquième anniversaire jeudi en promettant d'amener le Congrès plus à droite et d'arriver à la Maison blanche en 2016.
Lors d'une réunion dans un hôtel à deux pas du Capitole, siège du Congrès, les élus représentant la branche des Tea Party Patriots ont affirmé que le mouvement avait mûri et était passé du stade de la contestation bruyante et un peu brouillonne contre l'expansion du secteur public à celui d'un mouvement ayant vocation à gouverner.
"Il s'agit de gagner un débat civil, pas une guerre civile", a déclaré le sénateur Mike Lee, un Tea Party de l'Utah élu en 2010. "Beaucoup plus important que simplement choisir un combat, nous devons aller de l'avant avec quelque chose."
Une grande partie des suggestions lancées par les élus réunis jeudi a tourné autour de l'abrogation de la loi de réforme de la santé du président Barack Obama, l'Obamacare, d'un équilibrage du budget fédéral et du remplacement du système d'imposition sur le revenu par une taxe à taux plus bas et plus simple, des objectifs également revendiqués par les républicains traditionnels.
Le Tea Party est né au début de la présidence Obama comme un mouvement issu de la base républicaine dans le sillage de la crise financière de 2008-2009 au moment où le gouvernement lançait des plans de sauvetage massifs du secteur bancaire.
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Le nom fait référence à la Partie de thé de Boston de 1773 où une cargaison de thé avait été passée par dessus bord dans le port de Boston pour protester contre les taxes britanniques.
De nombreux sympathisants font remonter le véritable début du mouvement à une colère du commentateur de CNBC Rick Santelli en février 2009 contre un plan de sauvetage des crédits immobiliers du gouvernement Obama.
"Nous réfléchissons à une Tea Party à Chicago en juillet", avait déclaré Rick Santelli qui se trouvait au Chicago Mercantile
Exchange (CME). Les contrats dérivés sur crédits immobiliers méritent d'être noyés dans le lac Michigan, avait-il dit.
"TOUJOURS LÀ"
L'influence des Tea Party a amené au Congrès des dizaines de candidats conservateurs lors des élections de 2010, ce qui a permis de faire basculer le contrôle de la Chambre des représentants en faveur des républicains.
Puis, une série de revers liés à des prises de position parfois perçues comme trop intransigeantes par les républicains plus modérés, ont réduit un temps l'influence des Tea Party avant que la perspective des élections de mi-mandat cet autonome ne les remette en selle.
"Je suis ici pour montrer que nous sommes toujours là", indique Kathleen, membre du Tea Party de Toledo dans l'Ohio.
Randy Liebo, le coordinateur pour les Tea Party Patriots du
Minnesota, explique que dix nouvelles sections Tea Party se sont constituées dans cet Etat. Mais, dit-il, le temps n'est plus à la récrimination sans action.
"En cette année électorale, si nous pouvons prendre le Sénat, cela empêchera Obama de continuer à mettre en oeuvre son programme libéral", déclare Randy Liebo. "La prochaine étape serait de prendre la présidence en 2016."
Un des candidats possibles pour cet objectif, le sénateur Rand Paul, a réjoui l'assemblée avec des histoires de gaspillage des fonds publics. Son programme fiscal, a-t-il promis, permettra d'en finir avec les déficits en cinq ans.
Rand Paul et Mike Lee ont tous deux rapproché l'actualité du Tea Party de celles des partisans de Ronald Reagan à la fin des années 70. Ils avaient tenté sans succès de le faire sélectionner comme candidat des républicains à la présidence en 1976. Mais n'ont pas renoncé et l'ont envoyé triomphalement à la Maison blanche quatre ans plus tard.
Les acclamations du jour les plus nourries ont été au sénateur du Texas Ted Cruz, qui pourrait être le rival de Rand Paul lors de la primaire républicaine pour le scrutin présidentiel de 2016.
Oubliées les plaintes de certains sénateurs à propos des obstacles de procédure qu'il avait opposé à la récente augmentation du plafond de la dette fédérale, il a reçu jeudi un accueil digne d'une rock-star. Et s'est dit "absolument convaincu" de faire abroger "chaque terme de l'Obamacare".
(Danielle Rouquié pour le service français,)
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