Alex Salmond défend l'indépendance de l'Ecosse à Londres
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LONDRES (Reuters) - Indépendante, l'Ecosse serait un pays prospère qui conserverait des liens étroits avec le Royaume-Uni si ses habitants choisissent cette voie lors du référendum d'autodétermination prévu le 18 septembre, doit déclarer mardi Alex Salmond.
Le dirigeant écossais, qui s'exprimera pour la première fois de l'année à Londres à l'occasion d'une cérémonie à Westminster, lutte contre un large front de personnalités hostiles à l'indépendance de l'Ecosse, qui va du Premier ministre britannique David Cameron aux chefs de file de l'opposition en passant par des dirigeants d'entreprises.
Alex Salmond, persuadé que la prospérité de l'Ecosse est garantie par ses ressources pétrolières, va inviter les électeurs écossais à ne pas se laisser intimider par des "diktats venus d'en haut". Un vote en faveur de l'indépendance ne signifiera pas une rupture des liens avec le Royaume-Uni, doit-il dire.
"L'Ecosse ne sera pas un pays étranger après l'indépendance, pas plus que l'Irlande, l'Irlande du Nord, l'Angleterre ou le Pays de Galles pourraient être un jour des pays étrangers à l'Ecosse", va dire le dirigeant écossais.
"Nous partageons des liens de famille et d'amitié, d'échanges et de commerce, d'histoire et de culture, qui n'ont jamais dépendu d'un parlement ici à Westminster et qui perdureront et prospéreront longtemps après l'indépendance."
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Un récent sondage Ipsos-Mori montre que 32% des Ecossais sont pour l'indépendance, 57% contre et 11% indécis. L'écart s'est réduit depuis le début de l'année.
Alex Salmond doit aussi reprocher à l'élite politique britannique de traiter l'Ecosse comme "la dernière parmi les pairs". "Chaque fois que nous entendons l'une de ces interventions, qui nous disent qu'il y a des choses qu'on ne peut pas faire, elle suscite une réponse claire de la part de l'Ecosse: oui nous le pouvons."
(Belinda Goldsmith; Bertrand Boucey pour le service français)
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