Le Qatar ne cédera pas à la pression de ses voisins du Golfe
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DOHA (Reuters) - Le Qatar ne modifiera pas sa politique étrangère comme l'exigent trois autres pays du Golfe, a-t-on appris de source proche du gouvernement, ce qui laisse entendre que Doha souhaite continuer à soutenir les Frères musulmans égyptiens et les islamistes syriens.
Dans un communiqué publié mercredi, l'Arabie saoudite, les Emirats arabes unies et Bahreïn ont rappelé que les membres du Conseil de coopération du Golfe (CCG) se sont engagés le 23 novembre à ne soutenir personne susceptible de "menacer la sécurité et la stabilité du CCG", qu'il s'agisse d'individus, d'organisations ou d'organes médiatiques hostiles.
L'émirat, qui a exprimé ses regrets et sa surprise, s'est dit attaché à "la sécurité et à la stabilité" de l'organisation.
Le Conseil a été fondé en 1981 par les pétromonarchies du Golfe (Arabie saoudite, Oman, Koweït, Bahreïn, Émirats arabes unis et Qatar) pour faire face à l'influence croissante de l'Iran.
"Le Qatar ne se laissera pas dicter sa politique étrangère, quelle que soit la nature des pressions exercées. C'est une question de principes à laquelle nous tenons, peut importe le prix", a déclaré un responsable ayant requis l'anonymat.
Il a souligné que le Qatar continuerait d'accueillir des membres des Frères musulmans, dont le guide spirituel Youssef Qaradaoui, qui a vivement critiqué l'Arabie Saoudite et les Emirats arabes unis.
"Depuis que le Qatar a été fondé, nous avons choisi de suivre cette voie, de toujours accueillir ceux qui trouvent refuge dans notre pays, et aucune pression extérieure ne nous poussera à les en chasser", a-t-il ajouté.
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(Amena Bakr, Clémence Apetogbor pour le service français)
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