Le PPE propose Juncker pour la Commission européenne
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Le PPE préfère Juncker à Barnier pour la présidence de la CE
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Le PPE préfère Juncker à Barnier pour la présidence de la CE
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DUBLIN (Reuters) - Le Parti populaire européen (PPE) a préféré vendredi l'ancien Premier ministre luxembourgeois Jean-Claude Juncker au Français Michel Barnier pour briguer la présidence de la Commission européenne en remplacement de José Manuel Barroso.
Jean-Claude Juncker, qui bénéficiait notamment du soutien de poids de la chancelière allemande Angela Merkel, a recueilli 382 voix des délégués présents au congrès du PPE à Dublin, contre 245 à l'actuel commissaire européen au Marché intérieur.
Le dirigeant luxembourgeois, qui a dû renoncer à son poste l'an dernier après 18 ans au pouvoir, ce qui en faisait le doyen du Conseil européen, sera le chef de file du camp conservateur lors des élections au Parlement européen le 25 mai.
Négociateur expérimenté et fédéraliste convaincu, Jean-Claude Juncker, 59 ans, sera confronté au candidat du Parti socialiste européen (PSE), le social-démocrate allemand Martin Schulz, actuel président du Parlement européen, et à celui des libéraux, l'ancien Premier ministre belge Guy Verhofstadt.
François Hollande a jusqu'ici refusé de dire quelle était sa préférence, même si le PS soutient Martin Schulz.
Les députés européens estiment que les dirigeants des Vingt-Huit devront adouber celui qui sera désigné par leurs suffrages.
Il peut s'agir de Martin Schulz ou de Jean-Claude Juncker - le PSE et le PPE sont au coude-à-coude dans les sondages, avec un léger avantage pour le premier - mais les libéraux, la gauche radicale et les écologistes pourraient changer la donne en soutenant le candidat d'un des groupes dominants.
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MOSCOVICI À BRUXELLES?
Mais les dirigeants de l'UE soulignent qu'il s'agit d'une mauvaise interprétation du traité de Lisbonne, qui prévoit seulement que le choix du Conseil doit se faire "en tenant compte", sans plus, des résultats des élections européennes.
Lorsqu'ils auront nommé le chef de l'exécutif européen à la majorité qualifiée, sans doute en juin prochain, ce dernier composera son équipe en coordination avec les gouvernements, qui enverront chacun un représentant à la Commission - à l'exception de celui dont est issu le président.
L'équipe devra alors obtenir un vote d'investiture du Parlement européen avant d'entrer en fonction le 1er novembre.
L'horizon européen de l'UMP Michel Barnier s'obscurcit puisque la France n'a pas de candidat à la présidence de la Commission et que François Hollande devrait en toute logique nommer un socialiste à ce poste.
Le ministre de l'Economie, Pierre Moscovici, a signalé mercredi dernier son intérêt pour une telle fonction à l'approche d'un possible remaniement du gouvernement.
"Je me sens utile là où je suis, mais en même temps je suis à la disposition du président de la République. C'est lui qui choisit et les fonctions européennes sont des fonctions tout à fait nobles", a-t-il déclaré lors de l'émission Questions d'Info LCP/Le Monde/AFP/France Info.
(John O'Donnell; Tangi Salaün pour le service français et Yves Clarisse)
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