Les religieuses libérées par des rebelles syriens de retour à Damas
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DAMAS/AMMAN (Reuters) - Après plus de trois mois de détention, treize religieuses grecques orthodoxes libérées par leurs ravisseurs, des insurgés islamistes, sont arrivées lundi à Damas.
Leur libération a été rendue possible car le gouvernement syrien a accepté de relâcher plusieurs dizaines de femmes détenues dans ses prisons, a déclaré l'opposition syrienne.
Au moins quinze femmes sont sorties de la prison d'Adra, au nord de Damas, sur les 153 que le régime se serait engagé à remettre en liberté, selon les opposants au président Bachar al Assad.
Les religieuses libérées sont apparues en bonne santé à leur arrivée à Damas.
"Toute la Syrie est heureuse aujourd'hui", a déclaré à Reuters l'archevêque Louka al Khoury, numéro deux de l'Eglise grecque orthodoxe de Syrie. "Ce sont des femmes qui se consacrent à la prière, elles n'ont ni armes ni bombes, au contraire elles prient pour l'humanité."
Une messe d'action de grâce a été célébrée à l'église grecque orthodoxe de la Sainte-Croix dans la capitale syrienne.
Les religieuses avaient disparu en décembre après l'entrée d'insurgés islamistes dans la vieille ville de la localité chrétienne de Maaloula, au nord de Damas.
Un moment retenues dans le monastère grec orthodoxe de Mar Thecla à Maaloula, elles avaient ensuite été conduites à Yabroud, à une vingtaine de kilomètres plus au nord, où l'armée gouvernementale mène actuellement des opérations militaires.
Elles avaient été transférées la semaine dernière à Arsal, ville libanaise proche de la frontière syrienne, en vue de leur libération.
Selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), ONG proche de l'opposition syrienne, leurs ravisseurs étaient des membres du Front al Nosra, un groupe lié à Al Qaïda.
(Marwan Makdesi et Khaled Yacoub Oweis; Guy Kerivel pour le service français)
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