Enquête de l'Onu à Bangui sur les auteurs de crimes présumés
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Mission de l'Onu à Bangui contre la "propagande de haine"
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Mission de l'Onu à Bangui contre la "propagande de haine"
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GENEVE (Reuters) - La commission d'enquête des Nations unies sur les violences en République centrafricaine a pour mission de dresser des listes d'auteurs de crimes présumés en vue de poursuites judiciaires pour mettre un terme à l'effusion de sang qui laisse craindre un génocide, a déclaré lundi son président.
Des milliers de personnes ont été tuées depuis que la Séléka, coalition de rebelles à dominante musulmane venant du nord du pays, a pris le pouvoir il y a un an et lancé une campagne de pillage, de torture et de meurtre du pays majoritairement chrétien. L'Onu estime que près de 650.000 personnes ont été déplacées du fait des violences religieuses et que près de 300.000 autres ont fui dans des pays voisins.
"Nous voulons présenter au Conseil de sécurité un dossier complet pour que les mesures appropriées soient prises", a déclaré Bernard Acho Muna lors d'un point presse.
Des membres de la commission, mise en place en décembre par le Conseil de sécurité, doivent se rendre sur place mardi. Ils entendront des chrétiens et musulmans victimes des violences, des responsable politique et militaire et des groupes d'activistes.
Leur mission vise à dresser des listes de suspects en vue d'éventuelles poursuites judiciaires, qui doivent être soumises aux puissances mondiales dans le courant de l'année et en lien avec une enquête préliminaire de la Cour pénale internationale (CPI), a précisé Bernard Acho Muna.
Il a dit espérer que cette enquête servirait d'avertissement à ceux qui, dit-il, orchestrent la "propagande de la haine".
"Nous entendons nous aussi des informations sur un génocide. Mais une chose que je suis en mesure de vous dire du fait de mon expérience rwandaise, c'est qu'il ne fait aucun doute qu'une question de propagande est en cours, de propagande de haine. Et c'est habituellement un très mauvais signe lorsqu'ils disent propagande", a poursuivi le président camerounais de la commission d'enquête.
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"Nous n'attendrons pas qu'un génocide soit commis pour déclencher des poursuites. Je pense qu'il est dans notre mandat de voir comment on peut enrayer cette progression vers un génocide."
(Stephanie Nebehay; Henri-Pierre André et Clémence Apetogbor pour le service français)
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