Trois nouvelles vitimes dans les violences au Venezuela
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CARACAS (Reuters) - Des affrontements ont opposé mercredi à Caracas des soldats et des manifestants contre le gouvernement socialiste du président Nicolas Maduro, alors que trois personnes ont été tuées dans le reste du pays, ce qui porte à 25 le nombre de victimes du mouvement de contestation.
Depuis les premiers heurts meurtriers le 12 février, les violences ont tué des partisans de Nicolas Maduro, successeur de Hugo Chavez, comme des opposants, qui demandent la démission du chef de l'Etat et dénoncent le fort taux d'inflation, la pénurie de certains produits de base et le taux d'homicides enregistré dans le pays, l'un des plus élevés au monde.
Mercredi, les heurts de Caracas ont eu lieu à l'occasion de manifestations concurrentes, qui ont chacune rassemblé des milliers de personnes, lorsque des troupes de la Garde nationale ont empêché des contestataires de se rendre au siège du médiateur gouvernemental.
Des étudiants ont jeté des pierres et des cocktails molotov et les forces de sécurité ont répliqué par des tirs de gaz lacrymogène et de canons à eau. Des témoins de Reuters ont observé des dizaines de blessés.
Par ailleurs, dans l'Etat central de Carabobo, un étudiant, un quadragénaire et un capitaine de l'armée ont été tués par balles.
Les opposants et le gouvernement local se sont renvoyé la responsabilité de la mort de l'étudiant, tandis que les autorités ont attribué le décès du militaire à des "criminels terroristes". La troisième victime a été tuée alors qu'elle repeignait sa maison, selon le maire de la ville.
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"Je vais prendre des mesures drastiques contre les secteurs qui sont en train de tuer des gens", a de son côté dit Nicolas Maduro lors d'une adresse à la nation, dans la soirée.
(Andrew Cawthorne et Diego Ore; Julien Dury pour le service français)
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