Nombreux opposants exclus de fait de la présidentielle en Syrie
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BEYROUTH (Reuters) - Il faudra avoir résidé en Syrie de façon permanente et continue pendant au moins les dix dernières années pour pouvoir se présenter à la prochaine élection présidentielle syrienne, ce qui exclut de nombreux opposants à Bachar al Assad qui vivent en exil, rapporte vendredi la presse syrienne.
Trois ans après le début de l'insurrection, le président sortant n'a toujours pas dit s'il briguerait en juillet un troisième mandat mais cela ne semble guère faire de doute, au grand dam des Occidentaux qui demandent qu'il s'en aille pour faciliter une solution politique.
La famille Assad, qui appartient à la minorité alaouite syrienne, une branche du chiisme, dirige le pays depuis 44 ans.
"La section 30 du projet de loi stipule que les candidats au poste de président de la République (...) doivent avoir résidé de façon permanente et continue en Syrie durant les dix années précédant le dépôt de leur candidature", rapporte l'agence de presse officielle Sana.
Tout candidat devra avoir au moins 40 ans, ne pas posséder de double nationalité, être né de parents syriens et être marié à une Syrienne, avoir un casier judiciaire vierge.
Ces conditions procèdent des amendements à la Constitution syrienne approuvés par référendum il y a deux ans.
Aucune personnalité de l'opposition n'a annoncé son intention de défier Assad dans les urnes. Beaucoup d'adversaires du président se sont réfugiés à l'étranger depuis le début de la révolte en mars 2011.
Le ministre syrien de l'Information Omran Zoabi a affirmé à Sana que le scrutin présidentiel apporterait "une véritable contribution à la lutte contre le terrorisme et la violence".
A Paris le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, Romain Nadal, a exhorté Damas à renoncer à organiser cette élection présidentielle.
La France, a-t-il dit, veut une reprise rapide des négociations de paix en Suisse, ce qui implique que les autorités de Damas acceptent l'ordre du jour proposé par le médiateur international Lakhdar Brahimi et renoncent à organiser un scrutin présidentiel en dehors du cadre établi par la déclaration de Genève sur la transition politique.
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Mercredi, le secrétaire général de l'Onu, Ban Ki-moon, a appelé la Russie et les Etats-Unis à relancer les pourparlers de Genève. Lakhdar Brahimi doit prendre la parole ce vendredi devant l'Assemblée générale des Nations unies.
(Stephen Kalin avec John Irish, Guy Kerivel pour le service français)
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