Rassemblement des partisans d'Abdelaziz Bouteflika en Algérie
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Rassemblement des partisans d'Abdelaziz Bouteflika en Algérie
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ALGER (Reuters) - Plusieurs milliers de partisans d'Abdelaziz Bouteflika se sont rassemblés samedi à Alger pour exprimer leur soutien à la candidature du président sortant qui brigue un quatrième mandat de cinq années à la tête de l'Etat.
Agé de 77 ans, Bouteflika a officiellement annoncé qu'il se présentait à sa propre succession lors de l'élection du 17 avril qu'il est quasiment assuré de remporter.
Victime d'un accident vasculaire cérébral l'an passé, le dirigeant algérien a subi une hospitalisation de trois mois à Paris et ses adversaires émettent des doutes sur son aptitude physique à continuer de diriger l'Algérie.
Cette élection présidentielle intervient à un moment délicat pour un pays dont les voisins, la Tunisie, la Libye et l'Egypte, sont encore traversés par une instabilité héritée du "printemps arabe".
Les partisans de Bouteflika se sont rassemblés dans le stade de La Coupole à Alger où des discours ont été prononcés et un documentaire sur la vie du dirigeant a été diffusé.
"Le printemps arabe est un moustique auquel nous avons fermé la porte de notre pays", a commenté Abdelmalek Sellal, ancien Premier ministre qui a quitté ses fonctions pour devenir directeur de campagne du chef de l'Etat.
"Si le moustique tente de rentrer par la fenêtre nous l'aspergerons d'insecticide pour le tuer", a-t-il ajouté.
Bouteflika qui dispose du soutien de l'armée, du FLN et de l'appareil syndical ne peut s'attendre à une véritable menace de la part de l'opposition qui a appelé au boycott du scrutin.
La vie politique algérienne, notent les observateurs, demeure largement dominée depuis l'indépendance de 1962 par les cadres du FLN, les généraux et les hommes d'affaires qui ont la haute main sur ce qui se déroule en coulisses.
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Une centaine de membres d'un nouveau mouvement baptisé "barakat" ("assez" en arabe) ont participé samedi à un sit-in dans le centre d'Alger pour dénoncer la candidature de Bouteflika.
Le souvenir des violences des années 90, qui ont fait environ 200.000 morts avec l'émergence des islamistes, demeure fortement ancré dans l'esprit de l'homme de la rue qui redoute le retour d'une instabilité.
Face aux mouvements du printemps arabe, le gouvernement algérien a largement puisé dans les réserves de devises étrangères dont dispose le pays (environ 200 milliards de dollars) afin de financer le logement et d'autres services publics pour apaiser les tensions sociales et prévenir d'éventuels soulèvements.
Les questions du chômage, du fonctionnement de l'administration et des opportunités économiques demeurent toutefois des sujets de mécontentement. Dans un pays où les pouvoirs sont très centralisés et où les exportations sont à 97% du pétrole et du gaz, le besoin de réformes de l'économie se fait sentir.
(Pierre Sérisier pour le service français)
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